Un estomac dérangé n'est agréable ni pour vous ni pour votre chat. Apprendre à nourrir un chat souffrant de troubles gastro-intestinaux peut améliorer sa qualité de vie et réduire la fréquence des problèmes digestifs.
Les parasites peuvent entraîner vomissements et diarrhées, tandis que l'ingestion d'objets étrangers provoque souvent vomissements et perte d'appétit. Chez la plupart des chats, ces affections résultent d'une combinaison de facteurs, tels que :
Toute race de chat peut développer une maladie gastro-intestinale. « Dans ma pratique, les siamois et les rex semblent plus souvent affectés », explique le Dr Michele Gaspar, spécialiste féline certifiée (diplomate de l'American Board of Veterinary Practitioners) et consultante au Feline Internal Medicine Board du VIN (Réseau d'information vétérinaire). « Cela s'explique probablement par une prédisposition génétique. »
Plusieurs théories lient alimentation et maladies digestives chez le chat. « Certains évoquent une exposition chronique aux allergènes alimentaires provoquant une réponse immunitaire intestinale et une inflammation. D'autres pointent un impact négatif sur la flore bactérienne, entraînant aussi une inflammation », note le Dr Gaspar.
Les chats atteints présentent une variété de symptômes cliniques.
La perte de poids malgré un appétit normal ou augmenté est courante. Chez les chats chroniquement malades, elle touche souvent les graisses autour de la colonne vertébrale.
Les vomissements occasionnels de nourriture, liquides ou boules de poils sont normaux. Au-delà d'une fois par jour, ils justifient une vigilance accrue.
« Contrairement à une idée répandue, les boules de poils ne sont pas normales chez les chats et ne résultent pas d'une carence en graisse », précise le Dr Gaspar. Elle déconseille les remèdes ou régimes anti-boules de poils en vente libre.
Diarrhée ou constipation sont fréquentes chez les chats souffrant de troubles digestifs.
Une diminution de l'appétit, voire un jeûne de plusieurs jours, n'est pas rare.
Léchage excessif des lèvres (signe de nausée), repli sur soi accru et léthargie sont aussi courants.
« Les signes des maladies intestinales mimiquent souvent d'autres pathologies (insuffisance rénale, obstruction urinaire, diabète, hyperthyroïdie) », avertit le Dr Gaspar. « Un examen vétérinaire rapide est essentiel. Des analyses sanguines et urinaires normales n'excluent pas un problème. »
Le Dr Gaspar insiste : « Un bilan complet est crucial. Évitez les traitements symptomatiques comme les stéroïdes sans diagnostic. » Les examens incluent :
« Les traitements varient selon la maladie, souvent associée à une pancréatite ou une atteinte hépatique. Un bon diagnostic permet une excellente réponse chez la plupart des chats », explique-t-elle.
« Une nutrition optimale est le pilier de la santé féline », affirme le Dr Gaspar. Elle privilégie les aliments humides : « Les croquettes apportent trop de glucides et trop peu d'humidité. »
Les chats doivent aimer leur nourriture pour l'accepter. « Tout changement se fait sur 7 à 10 jours, voire plus. »
Optez pour des pâtées équilibrées à base de volaille (poulet, dinde) ou lapin, riches en taurine. Évitez :
« Pas d'aliments de supermarché. Évitez les pâtées en tranches (trop de glucides), sacs/boîtes et friandises industrielles riches en allergènes. Visez moins de 7 % de glucides. »
Le Dr Gaspar recommande la gamme Nature's Variety Instinct et Organic Raw Frozen (cuits). Pas de cru maison.
Les troubles digestifs touchent tous les chats. Un bilan vétérinaire approfondi et un régime adapté sont essentiels, comme le souligne le Dr Gaspar.
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