La relation entre les animaleries et les usines à chiots reste souvent opaque pour les consommateurs. Acheter un chiot dans une animalerie de centre commercial paraît idyllique, mais chaque achat finance une souffrance invisible. Nombre d'animaleries s'approvisionnent auprès d'éleveurs commerciaux. Les chiens ne sont pas des produits de masse : ce sont des êtres vivants. Ils ne devraient pas passer leur vie en cage à se reproduire sans relâche. C'est pourtant le sort réservé aux reproducteurs dans ces usines à chiots. En achetant en animalerie, vous perpétuez cette cruauté animale.
Les propriétaires préfèrent le terme "éleveurs commerciaux", mais "usines à chiots" a été forgé après la Seconde Guerre mondiale, quand le Département américain de l'Agriculture a encouragé les fermiers en difficulté à élever des chiots.
Ces installations offraient des conditions si inhumaines que le gouvernement fédéral a promulgué la Loi sur le bien-être animal. Celle-ci permet aux inspecteurs de l'USDA de révoquer les licences et de sanctionner les manquements. Hélas, les problèmes persistent : exposition aux intempéries, insalubrité, sous-alimentation et blessures non soignées.
Les usines à chiots visent le maximum de revenus, non des chiots sains et bien socialisés. Aucune sélection génétique n'assure une bonne santé ou un tempérament adapté. Un chiot en animalerie coûte environ 800 $, mais il peut souffrir de parasites, de dysplasie de la hanche ou de malformations cardiaques graves. Même les usines "propres" négligent exercice et socialisation. Les chiots grandissent en confinement parmi des adultes reproducteurs, dans l'urine et les fèces, développant des troubles hygiéniques comme déféquer dans leur couchage ou la coprophagie.
Malgré les preuves accablantes, les animaleries continuent de commercialiser ces chiots, offrant un marché attractif à cette industrie cruelle.
Le transport vers les animaleries est traumatisant : séparés de leur mère à 5 semaines, les chiots voyagent en semi-remorques sur de longues distances. Beaucoup tombent malades, certains meurent. Ce stress précoce altère leur développement comportemental. Le transport aérien, plus rare, n'est pas moins éprouvant.
Pendant ce temps, la mère reste en cage, exposée aux éléments, reproduite jusqu'à l'épuisement, puis vendue aux enchères pour une bouchée de pain.
Acheter en ligne est tout aussi risqué : ces sites s'approvisionnent souvent aux usines à chiots ou vendent directement. Sans voir l'animal ni rencontrer le vendeur, vous multipliez les chances d'un achat regrettable.
Ce fléau implique de multiples acteurs, rendant les solutions législatives complexes. L'USDA traite les chiens comme du bétail, freinant les réformes.
Voici des actions concrètes pour les amoureux des chiens :