Les affections prostatiques chez le chien sont rares en général, mais plus fréquentes chez les mâles non castrés. Les symptômes initiaux peuvent être discrets, mais un vétérinaire expérimenté saura les identifier et proposer un diagnostic précis pour protéger la santé de votre compagnon.
La prostate, située derrière la vessie et devant le pelvis, entoure l'urètre chez le chien. Elle produit une partie du liquide séminal. Chez les chiens non castrés, plusieurs pathologies prostatiques sont fréquentes.
L'hypertrophie bénigne de la prostate est la pathologie la plus répandue chez les chiens mâles non castrés, particulièrement après 4-5 ans (50 % des cas). Elle résulte du vieillissement normal et de la stimulation hormonale par la testostérone.
De nombreux chiens sont asymptomatiques. Dans les cas avancés, les signes incluent :
Les kystes prostatiques sont des poches liquides se formant dans ou autour de la prostate. Ils peuvent être volumineux et communiquent souvent avec l'urètre. Ils s'associent fréquemment à d'autres affections prostatiques.
Symptômes possibles :
La prostatite est une inflammation infectieuse de la prostate, souvent secondaire à une HBP. Diverses bactéries sont en cause, dont Brucella canis, transmissible aux chiens et humains. L'American Kennel Club préconise un dépistage chez les reproducteurs.
Symptômes variables, pouvant évoluer vers une septicémie grave :
Le cancer prostatique est rare (0,67 % des cancers canins selon la National Canine Cancer Foundation), touchant surtout les chiens de plus de 8 ans. Principaux types : carcinome à cellules transitionnelles et carcinome prostatique. Incidence similaire chez castrés et non castrés.
Symptômes similaires aux autres affections :
Le diagnostic repose sur plusieurs étapes rigoureuses.
L'examen physique est suivi d'analyses d'urine pour détecter infections ou anomalies.
Le toucher rectal évalue l'hypertrophie et l'asymétrie prostatique. Des radiographies complètent pour mesurer la taille et exclure des calculs vésicaux.
Échographie abdominale pour kystes ou cancer ; tests sanguins pour infections systémiques. Biopsie guidée par échographie sous sédation pour suspicion de cancer.
Le traitement varie selon la pathologie. La castration est souvent recommandée pour HBP, kystes et prostatite, réduisant les récidives.
Autres options :
Pour kystes volumineux : chirurgie, drainage ou ponction échoguidée. Le cancer nécessite chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie (North Carolina State Veterinary Hospital). Pronostic réservé : survie < 1 an malgré traitements.
La castration précoce évite la plupart des affections prostatiques en limitant la testostérone. Le cancer reste rare et imprévisible. Des visites annuelles chez le vétérinaire détectent précocement toute anomalie.
Stérilisez tôt pour une vie saine et heureuse à votre chien.
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