Le propriétaire de l'atelier de réparation d'ordinateurs à l'origine de la controverse sur l'ordinateur portable de Hunter Biden a poursuivi Twitter pour diffamation. Il reproche à la plateforme de l'avoir qualifié à tort de "hacker".
John Paul Mac Isaac, propriétaire d'un atelier de réparation informatique basé dans le Delaware, a déposé une plainte en diffamation contre Twitter à hauteur de 500 millions de dollars.
Mac Isaac était la source anonyme citée dans l'article du New York Post sur l'ordinateur portable de Hunter Biden. Publié juste avant l'élection présidentielle américaine de 2020, cet article révélait des allégations compromettantes issues du contenu de l'appareil. Plusieurs vérificateurs de faits ont contesté la validité de ces informations.
C'est pourquoi Twitter et Facebook ont rapidement limité sa diffusion. Facebook l'a restreint pour risque d'informations erronées, tandis que Twitter l'a bloqué en invoquant sa politique sur les matériaux piratés.
Mac Isaac estime que Twitter a entaché sa réputation en qualifiant ses découvertes de "matériel piraté", alors qu'il affirme avoir été rémunéré pour récupérer les données sur l'ordinateur de Biden.
Dans sa plainte, il déclare être "désormais largement perçu comme un pirate informatique" et avoir subi des critiques négatives sur son entreprise en raison des actions de Twitter.
La juge fédérale de Floride, Beth Bloom, a rejeté l'affaire pour un motif procédural : absence d'allégation de "diversité complète" de juridiction. Le rejet étant "sans préjudice", Mac Isaac peut reformuler et redéposer sa plainte.
Twitter s'est retrouvé dans l'embarras après avoir censuré l'article du New York Post. Bien que la plateforme ait depuis levé ces restrictions, cet épisode illustre les limites des mesures contre la désinformation potentielle.