Une grande partie du plaisir des jeux vidéo réside dans l'immersion, qui vous permet de plonger dans un monde virtuel comme si vous y étiez. La simulation du toucher physique du monde réel renforce cette immersion en vous rapprochant du virtuel.
C'est là que le retour de force et le feedback haptique interviennent.
Qu'est-ce que le retour de force et le feedback haptique ? Sont-ils vraiment différents ?
Le retour de force simule les événements du monde virtuel via des moteurs ou une résistance dans un joystick, un volant ou un contrôleur. Si vous avez joué sur une console depuis la PlayStation 1, vous avez ressenti ce retour : vibrations lors d'un rebond sur un trottoir dans un jeu de course ou d'un tir d'arme lourde dans un FPS.
Les premiers dispositifs à retour de force datent des années 1960, bien avant les jeux vidéo. Ils ont été développés dans les laboratoires nucléaires pour simuler les forces des processus industriels.
"Le dispositif standard, encore utilisé aujourd'hui, consistait à confiner les matières radioactives dans une chambre étanche, et à les manipuler à distance (à quelques mètres) grâce à des systèmes télécommandés semblables à des pantographes. En raison du caractère non répétitif des opérations et des besoins de réactions intelligentes en cas d'incident, il n'était pas possible d'utiliser des systèmes purement automatiques, et l'approche "man-in-the-loop" était considérée comme la seule solution viable, comme c'est encore le cas. Cela signifie la possibilité pour l'utilisateur de ressentir les forces exercées dans l'environnement distant." - Source
Une autre application précoce concerne l'aviation : les systèmes de servomécanismes fournissent un retour physique au pilote en cas de risque, comme un décrochage imminent.
Aujourd'hui, le retour de force est omniprésent dans les jeux vidéo et la VR, mais reste essentiel en recherche scientifique, industrielle et spatiale.
Le feedback haptique est proche du retour de force, mais repose sur des vibrations fines pour une expérience subtile et réactive. Il est associé aux technologies portables et écrans tactiles.
Par exemple, des gilets haptiques pour VR vibrent lors d'impacts dans un jeu, parfois de manière localisée pour simuler une flèche dans un jeu médiéval.
Le feedback haptique reproduit diverses sensations tactiles. En VR, il permet de "sentir" les objets : poids, texture, forme. Les gants HaptX, par exemple, simulent le toucher et la résistance des doigts sur un objet virtuel.
Outre les gants, existent des chaussures, combinaisons et gilets haptiques. Au-delà des jeux, des chapeaux haptiques avec GPS aident les malvoyants à naviguer.
La rétroaction tactile, similaire à l'haptique, confirme les interactions utilisateur via un bref retour (vibration). C'est courant sur smartphones lors d'un appui sur l'écran, ou sur tablettes, voitures et électroménagers.
Les systèmes répondent aux actions de l'utilisateur dans l'environnement numérique en générant un retour adapté via des servomoteurs dans le contrôleur.
Dans une manette Xbox One, deux moteurs aux poignées tournent pour créer vibrations ou secousses.
La technologie varie : vibrations simples en manette vs. résistance amplifiée (poulies, engrenages) dans volants de sim racing, comme démontré par Jimmy Broadbent.
Les innovations comme les gâchettes adaptatives de la DualSense PS5 simulent résistance variable.
Ces technologies sont similaires mais distinctes : le retour de force offre une réponse physique puissante aux événements virtuels ; l'haptique cible les sensations fines (vibrations subtiles).
Avec l'évolution technologique, attendez des implémentations plus accessibles et immersives, pour une immersion totale en VR.
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