TikTok a annoncé son adhésion au Code de conduite européen sur la lutte contre les discours de haine illégaux en ligne. Cette décision marque l'engagement ferme de la plateforme à éradiquer ces contenus toxiques.
Introduit par l'Union européenne en 2016, ce code incite les entreprises technologiques à réagir rapidement aux discours de haine signalés et à encourager les utilisateurs à les dénoncer.
Plusieurs géants du numérique ont déjà adhéré, dont Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, Microsoft et YouTube.
Dans un communiqué sur le site presse de TikTok, Cormac Keenan, responsable de la confiance et de la sécurité, a confirmé cet engagement. Il a rappelé la politique de tolérance zéro de la plateforme, déclarant :
Nous avons une position de tolérance zéro à l'égard des groupes haineux organisés et de ceux qui leur sont associés, comme les comptes qui propagent ou sont liés à la suprématie blanche ou au nationalisme, à la suprématie masculine, à l'antisémitisme et à d'autres idéologies fondées sur la haine. Nous supprimons également le harcèlement fondé sur la race et le déni de tragédies violentes, telles que l'Holocauste et l'esclavage.
En rejoignant cet accord, TikTok réaffirme son objectif ultime : éliminer la haine de sa plateforme.
Volontaire et non contraignant, ce code représente un engagement moral. Certains doutent toutefois de sa sincérité, le voyant comme une opération de communication.
TikTok fait face à des défis réputationnels, notamment les accusations du président américain Donald Trump selon lesquelles l'application menacerait la sécurité nationale. Indépendamment de ces allégations, la plateforme peine à restaurer une image irréprochable.
[]