À la sortie de GNOME 3.0 et de son interface innovante, une partie de la communauté Linux a cherché des alternatives plus adaptées à ses habitudes.
Certains ont forké GNOME 2 pour créer MATE ou Cinnamon, tandis que d'autres ont opté pour Unity. Beaucoup d'alternatives populaires restent toutefois basées sur GNOME. Découvrez leurs différences clés.
GNOME existe depuis 1998. Son nom original, GNU Network Object Model Environment, se prononce généralement "Guh-nome" avec un G dur.
Il repose sur la boîte à outils GTK, initialement développée pour GIMP et maintenue par le projet GNOME aujourd'hui. De nombreuses applications Linux de bureau utilisent GTK.
Un environnement de bureau va au-delà de l'interface : GNOME inclut une suite d'applications, des technologies et une communauté active.

Les premières versions de GNOME suivaient un paradigme traditionnel, proche des anciens Windows ou Mac OS. Avec GNOME 3.0, l'équipe a introduit GNOME Shell, un design novateur.
GNOME Shell propose une "Vue d'ensemble des activités" pour gérer les fenêtres ouvertes, un lanceur d'applications et des bureaux virtuels centraux. Le bouton de réduction a été supprimé au profit d'une organisation par bureaux virtuels.
La recherche est primordiale : ouvrez des apps, trouvez des fichiers, consultez la météo ou l'heure directement via l'aperçu.
Ce changement a influencé les OS commerciaux, mais certains préfèrent le flux traditionnel. GNOME reste dominant : Ubuntu l'utilise par défaut (version modifiée), Fedora offre l'expérience pure, et des fabricants comme System76, Purism, Dell ou Lenovo le préinstallent.

Pour une expérience proche de GNOME classique avec des aspects modernes, sélectionnez GNOME sur l'écran de connexion (icône engrenage > GNOME Classic). Ce n'est pas une réplique exacte de GNOME 2, mais une option viable.

Face à la popularité d'Ubuntu, Canonical a délaissé GNOME 3.0 pour développer Unity : dock gauche, accent sur la recherche (lancement d'apps et HUD pour menus), barres de menus en haut.
Logiciel libre, Unity a souffert du manque de soutien communautaire dû aux adaptations GTK. Canonical l'a abandonné en 2017 pour GNOME. La communauté a repris : UBPorts sur Unity8, et Ubuntu Unity (basé sur Unity7) avec Ubuntu 20.04.

MATE prolonge GNOME 2. Disposition par défaut : panneaux haut/bas, menu en haut à gauche, barre d'état en haut à droite, fenêtres en bas, bureaux virtuels bas droite.
Projet conservateur, il maintient l'interface compatible avec les technologies modernes. Léger, idéal pour machines anciennes. Disponible sur Ubuntu MATE, Fedora MATE, Debian, openSUSE, Arch.

Face à GTK3 de GNOME 3.0, Cinnamon (ex-extensions GNOME) offre une interface traditionnelle moderne : menu bas gauche (style Windows), barre d'état droite, fenêtres au centre.
Familier pour nouveaux utilisateurs Linux. Développé par Linux Mint, compatible Ubuntu, Fedora, Arch.

Environnement d'Elementary OS (depuis 2011), minimaliste : menu apps, dock, icônes haut droite. Pas de bouton réduction, focus apps. Peu personnalisable mais raffiné. Optimisé pour Elementary OS, disponible sur Fedora/Arch.

Lancé en 2013 pour une interface simple (style Chromebook), Budgie est un DE complet basé sur GNOME récent, utilisant ses outils. Affilié à Solus, disponible via Ubuntu Budgie et autres distros.
GNOME 3.0 a popularisé des éléments repris par Windows/macOS/Chrome OS, mais beaucoup préfèrent les traditionnels. Extensions GNOME permettent d'ajouter ces fonctions sans changer de DE.