Les virus informatiques, ou malwares, existent sous de nombreuses formes. Certains sont inoffensifs, mais d'autres menacent gravement votre sécurité et vos finances. Découvrez sept types de virus à surveiller de près pour protéger vos données et votre système.
Du point de vue de l'utilisateur, les virus du secteur d'amorçage figurent parmi les plus redoutables. Ils infectent le secteur de démarrage principal (Master Boot Record), rendant leur suppression extrêmement difficile. Un formatage complet du disque est souvent nécessaire, surtout si le virus a chiffré ce secteur ou endommagé le code.
Ils se propagent principalement via des supports amovibles comme les clés USB ou les pièces jointes d'e-mails. Populaires dans les années 1990 avec les disquettes, leur prévalence a diminué grâce aux avancées du BIOS, mais ils persistent encore.
Ce type de virus infecte les fichiers (principalement EXE ou COM) sans s'installer en mémoire, contrairement aux virus résidents. Lors de l'exécution du fichier infecté, il se réplique vers d'autres fichiers similaires dans le même répertoire.
Positif : il ne supprime pas les fichiers ni n'impacte les performances. Facilement détectable et supprimable par un antivirus, son effet reste limité à l'inaccessibilité temporaire de certains fichiers.
Contrairement aux virus à action directe, les virus résidents s'installent en mémoire et persistent même après suppression de la source initiale. Plus dangereux, ils sont classés en infecteurs rapides (dégâts immédiats, faciles à détecter) ou lents (symptômes progressifs).
Dans les cas extrêmes, ils infectent le logiciel antivirus lui-même. Une simple application anti-malware est insuffisante ; un outil spécialisé ou un correctif système est requis pour une élimination complète.
Versatiles, ces virus se propagent par plusieurs voies et adaptent leurs actions selon l'environnement (OS, fichiers présents). Ils infectent à la fois le secteur de démarrage et les exécutables, favorisant une propagation rapide.
Leur double attaque les rend coriaces : nettoyer les fichiers ne suffit pas si le secteur d'amorçage reste contaminé, entraînant une réinfection au redémarrage.
Selon Symantec, les virus polymorphes sont les plus difficiles à détecter pour les antivirus. Ils modifient leur signature binaire à chaque réplication, échappant aux signatures statiques.
Les éditeurs antivirus doivent développer des routines spécifiques, parfois sur des mois, pour chaque variante.
Particulièrement frustrants, ces virus écrasent le contenu des fichiers infectés (autonomes ou dans des logiciels entiers). La suppression du virus implique la perte irréversible des données.
Discrétion et propagation par e-mail les rendent insidieux. Apogée au début des années 2000 avec Windows 2000/NT, ils circulent encore.
Plus sophistiqués, les spacefillers insèrent leur code dans les espaces vides des fichiers sans en altérer la taille ni le fonctionnement apparent, évitant les techniques de détection classiques.
Rares mais en progression avec les formats PE de Windows, ils n'exigent pas de stealth furtif.
Mieux vaut prévenir que guérir. Installez un antivirus fiable (même gratuit pour les scans basiques). Évitez les e-mails suspects, clés USB inconnues, accès tiers à votre PC et logiciels de sources douteuses.
Préparez-vous avec un disque antivirus bootable pour récupérer vos données en cas d'infection grave.