Fin 2017, Facebook comptait 2,2 milliards d'utilisateurs mensuels actifs, un chiffre impressionnant. Créé par Mark Zuckerberg, le réseau touche désormais toutes les générations à travers le monde.
Facebook est si omniprésent que les gens s'attendent à ce que vous ayez un compte. Sans profil, vous passez pour un original. Comment vivre hors du monde numérique ?
Mais si vous êtes l'une des rares personnes en Amérique du Nord ou en Europe sans compte Facebook, vous avez une longueur d'avance. Aux États-Unis, les suppressions de comptes atteignent des records.
Si vous en avez encore un, il est temps de faire le point. Voici cinq raisons sérieuses de supprimer votre profil Facebook.
Outre ses lacunes en convivialité, le plus alarmant est le suivi constant de Facebook sur Internet.
Pour être juste, Facebook offre ses services gratuitement en échange de vos données, devenues une manne publicitaire colossale.
Mais il vous piste même hors de sa plateforme, y compris sans compte actif.
Cette pratique a défrayé la chronique : les autorités belges ont exigé la suppression des données illégalement collectées sur les citoyens.
La meilleure réponse à ces violations de la vie privée ? Quitter la plateforme.
En 2012, Facebook a manipulé les émotions de 689 000 utilisateurs sans leur consentement.
Pendant des mois, la moitié a vu du contenu positif, l'autre négatif.
Cette négligence éthique pose question, surtout pour les personnes vulnérables émotionnellement.
Et ce n'est pas un cas isolé : au moins sept expériences similaires ont été médiatisées cette décennie.
Conclusion : vous êtes traité comme un cobaye.
Le concept de désinformation n'est pas nouveau, mais Facebook s'est positionné comme source d'actualités fiable.
Cela lui impose des standards de véracité qu'il n'a pas tenus. Les fake news y pullulent, avec une apparence d'authenticité.
Accusé d'influencer des élections, Facebook a failli à sa responsabilité.
Si c'est votre source d'infos principale, optez pour des médias vérifiés.
Les réglages de confidentialité de Facebook sont notoirement complexes depuis ses débuts.
En 2010, Zuckerberg admettait dans The Guardian :
"Beaucoup trouvaient nos contrôles trop complexes. Nous voulions offrir des options granulaires, mais avons manqué la cible."
Huit ans plus tard, la situation n'a guère évolué : options cachées, interface déroutante.
Pourquoi ? Une politique de 2005 promettait une protection stricte ; aujourd'hui :
"Nous partageons vos infos avec apps tierces, partenaires publicitaires et plus."
Facebook complique l'accès pour mieux monétiser vos données. Des outils dédiés aident à évaluer ces risques.
Lancé comme un réseau simple et convivial, Facebook surpassait MySpace par son accessibilité.
Nos fils étaient remplis de vraies connexions : photos et nouvelles de proches.
Aujourd'hui, pubs, pages oubliées et actualités diluent l'expérience.
Zuckerberg promet plus de contenu familial en 2018, mais le réseau ne retrouvera pas sa fraîcheur d'antan.
Explorez des alternatives plus authentiques.
Ces cinq raisons n'incluent pas la perte de productivité ou l'effet toxique de comparaison sociale. Pour en savoir plus sur la vie post-réseaux sociaux, lisez notre article dédié.
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