L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement classé la « dépendance au jeu vidéo » ou « Gaming Disorder » comme un trouble de la santé mentale dans la 11e révision de la Classification internationale des maladies (CIM-11), adoptée en 2019.
Depuis l'essor des jeux vidéo, des débats agitent sur leurs impacts potentiels. Si la plupart des liens invoqués avec l'obésité infantile, la violence ou la dépression relèvent souvent de mythes infondés, la dépendance au jeu émerge comme un phénomène réel et documenté.
L'OMS utilise la CIM-11 pour standardiser le diagnostic des maladies et troubles auprès des professionnels de santé. Ce guide, entré en vigueur en 2022, définit le « trouble lié aux jeux vidéo » comme un pattern persistant ou récurrent de comportement ludique caractérisé par : un contrôle altéré sur la durée ou la fréquence du jeu ; une priorité accordée au jeu au détriment d'autres activités ; et une poursuite malgré des conséquences négatives.
Ces critères évoquent les signes classiques d'une addiction : le joueur consacre chaque heure éveillée aux jeux, négligeant travail, famille ou études, même face à des pertes graves.
Important : la grande majorité des joueurs, même quotidiens, ne présentent pas ce trouble. Cette distinction vise à éviter les paniques injustifiées chez les parents.
La reconnaissance officielle du « Gaming Disorder » facilite son identification par les professionnels de santé et oriente vers des traitements adaptés, comme thérapies cognitivo-comportementales ou programmes de sevrage encadrés.
Combien d'heures jouez-vous aux jeux vidéo par semaine ? Vous sentez-vous dépendant, ou est-ce un simple loisir ? Que pensez-vous de cette classification par l'OMS ? Partagez votre avis en commentaires !
Crédit image : Alex Holyoake via Flickr
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