Yik Yak, l'application de messagerie anonyme plébiscitée et critiquée sur les campus universitaires, tire sa révérence. Ses créateurs mettent un terme à l'aventure, privant les utilisateurs d'un outil controversé dédié aux échanges locaux anonymes. Sera-t-elle regrettée ? Les avis sont partagés.
Lancée en 2013, Yik Yak permettait aux utilisateurs anonymes d'échanger dans un rayon géographique défini, idéal pour les commérages universitaires. L'application a levé plus de 70 millions de dollars et atteint une valorisation de près de 400 millions de dollars à son apogée.
Aujourd'hui, ses fondateurs décident d'arrêter l'application.
Tyler Droll et Brooks Buffington, cofondateurs de Yik Yak, ont publié un billet de blog optimiste pour annoncer la fin de l'application. Après avoir salué "les utilisateurs les plus passionnés de la planète", ils expliquent qu'ils entament "leurs prochaines étapes en tant qu'entreprise".
Ils précisent : "Nous commencerons à réduire l'application Yik Yak au cours de la semaine à venir, tout en explorant de nouveaux projets pour notre marque, notre technologie et nous-mêmes." Ils concluent : "Nous avons adoré faire partie de votre expérience universitaire ces quatre dernières années."
Ces quatre années ont été marquées par de vives controverses. L'anonymat a favorisé la cyberintimidation, avec des rumeurs destructrices se propageant rapidement sur les campus. Certaines universités ont interdit l'application.
Le buzz initial a cédé la place à un déclin des utilisateurs. Yik Yak a licencié la plupart de ses employés, et le recrutement par Square de ses derniers ingénieurs a scellé son sort.
Avez-vous utilisé Yik Yak ? Quels échanges avez-vous observés ? Avez-vous été témoin de cyberintimidation ? Partagez votre avis en commentaires !
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