Chaque jardinier sait que nul légume, fruit ou plante n'est à l'abri des maladies. Les mesures préventives et un traitement rapide sont essentiels pour protéger votre jardin.
Les tomates et pommes de terre, stars du potager, sont particulièrement vulnérables au mildiou (Phytophthora infestans). Cette maladie, caractérisée par des taches grises grasses irrégulières et une pourriture molle, causa la grande famine irlandaise en 1845. Bien que les plants meurent vite, vous pouvez souvent sauver une partie de la récolte grâce à ces conseils experts.
Le mildiou, dû au champignon Phytophthora, touche feuilles, tiges et fruits des tomates et pommes de terre. Il apparaît souvent fin de saison, mais peut frapper tôt. Il détruit rapidement les productions et se propage via des spores aériennes, hivernant dans le sol ou les débris.
Les premiers signes : zones détrempées sur feuilles et tiges âgées, évoluant en taches blanches et sombres couvrant la plante. Contactez votre station de vulgarisation agricole locale pour signaler l'infection, qui pourrait provenir d'une source voisine.
Agissez vite : supprimez feuilles, tiges et fruits atteints, en jetant les déchets (pas de compost). Appliquez un fongicide à base de cuivre hebdomadaire. À la fin de saison, retirez plants, racines et sol contaminé. Utilisez semences et terreau neufs l'an prochain.
Prévention : choisissez variétés résistantes comme Crimson Crush ou Mountain Magic pour tomates. Arrosez tôt le matin pour un séchage rapide. Tuteurez les plants pour éviter le contact sol-plante. Plantez à l'abri du vent pour limiter les spores.
Bonne nouvelle : le mildiou n'est pas pathogène pour l'homme. Coupez les parties saines des tomates ou pommes de terre infectées et consommez-les. Notez que l'infection stoppe souvent la maturation ; récoltez vite pour éviter la pourriture.
Pour la mise en conserve, n'utilisez que des tomates saines : le mildiou élève le pH, favorisant bactéries et altérant saveur/sécurité.
Séchez et conservez les graines de tomates infectées (le mildiou ne survit pas sans tissus vivants). Plantez ailleurs l'an prochain et détruisez débris.
Pour pommes de terre : consommez-les, mais ne stockez pas les tubercules infectés (ils restent vivants). Jetez les restes et utilisez semences certifiées.
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