Google Stadia, le service de jeu en nuage de Google, a fait sensation à son lancement, mais a rapidement été critiqué pour ses problèmes de performances, son catalogue limité et de faibles ventes. Dans ce contexte, NVIDIA a lancé son service GeForce NOW pour les consommateurs, défiant directement Stadia.
Alors, qu'est-ce que NVIDIA GeForce NOW ? Est-il vraiment supérieur à Google Stadia ?
NVIDIA GeForce NOW est un service de cloud gaming permettant de jouer à vos jeux sur n'importe quel appareil compatible. Annoncé avant Stadia ou Microsoft xCloud, il sort enfin de sa phase bêta pour un accès public.
Comme Stadia, vous devez posséder les jeux, mais GeForce NOW utilise vos bibliothèques existantes (Steam, Epic, etc.), contrairement à Stadia qui impose des achats internes – un point souvent reproché.

GeForce NOW nécessite l'installation d'un lanceur sur chaque appareil. Connectez-vous à vos comptes (Steam par exemple), liez vos jeux, et jouez après vérification rapide.
Le lanceur crée un environnement virtuel simulant votre plateforme, "installe" le jeu en quelques secondes, et c'est parti.
GeForce NOW propose un niveau gratuit limité à 1 heure de session, avec redémarrage obligatoire après chaque heure (compte à rebours inclus).
Le niveau Premium (4,99 $/mois au lancement, prix devant augmenter) offre 6 heures de session, support du ray tracing (quand disponible) et accès prioritaire aux serveurs.
Au lancement, plus de 400 titres sont supportés, avec d'autres à venir. Manquent toutefois des gros noms comme Square Enix (Final Fantasy, Tomb Raider) ou Rockstar (GTA, Red Dead Redemption). Certains jeux listés posent des bugs (Halo MCC, Monster Hunter), et Activision Blizzard a retiré ses titres (Call of Duty, Overwatch, etc.).
Malgré ces lacunes, GeForce NOW dépasse déjà Stadia en nombre de jeux. Des ajouts et retours sont attendus.
Les premiers retours sont positifs, malgré des ajustements nécessaires. Elles dépendent de votre connexion : 15 Mbps min. pour 720p/60 fps, 25 Mbps pour 1080p/60 fps.
Tests réalisés sur Steam avec une connexion domestique modeste : Dirt Rally 2.0 reste jouable en 720p malgré des réglages Ultra habituels. Destiny 2 montre des couleurs légèrement décalées mais un gameplay fluide. Rocket League, rapide, souffre plus avec une faible bande passante.
Votre connexion dicte l'expérience. Les serveurs utilisent des GPU NVIDIA T10-8 (basés sur TU102/Turing, comme RTX 2080 Ti) et CPU Intel CC150 (8 cœurs/16 threads), partagés (4 cœurs/8 threads par utilisateur) pour une puissance cloud impressionnante.
Malgré les critiques, Stadia excelle dans plusieurs domaines.
Son interface est fluide et intuitive : connexion rapide via Chromecast Ultra, sans hardware dédié au-delà.
Matériel solide : CPU Intel 2,7 GHz custom, GPU AMD Vega (mises à jour Navi prévues). Catalogue inclut des AAA absents de GeForce NOW (Red Dead, Tomb Raider).
Après des soucis initiaux, les utilisateurs louent sa réactivité. Des tests (45-50 Mbps) montrent Tomb Raider fluide en haute résolution, Thumper stable malgré le rythme effréné, et Samurai Shodown indistinguable d'une console.
Stadia s'adapte bien aux connexions limitées, priorisant fluidité et qualité.
La différence clé : Stadia vise à remplacer PC/consoles avec un écosystème fermé ; GeForce NOW complète vos bibliothèques existantes.
Pour les joueurs avec des milliers d'heures sur Steam, racheter est absurde. Stadia exige hardware (130 $+contrôleur) + abo 9,99 $/mois + achats. GeForce NOW est gratuit pour tester, compatible tout hardware.
Stadia déçoit mais Google sait pertinemment rivaliser avec GeForce NOW. Le cloud gaming est un marathon, comme l'indique Phil Spencer de Microsoft : "Amazon et Google sont les vrais concurrents futurs."
Hésitant ? Lisez notre test approfondi de Stadia.