Vous avez installé Linux pour ses faibles besoins en ressources par rapport à Windows. Pourtant, votre système semble soudain manquer de RAM ?
Rassurez-vous : Linux n'« avale » pas votre RAM. Pour comprendre ce qui se passe, explorons la gestion de la mémoire sous Linux.
Comme pour la plupart des tâches sous Linux, plusieurs méthodes permettent de vérifier l'utilisation de la RAM. Si vous venez de Windows ou macOS, préférez un outil graphique similaire au Gestionnaire des tâches ou au Moniteur d'activité.
Sur GNOME (environnement le plus courant), utilisez le Moniteur système. Sur KDE, optez pour Konsole ou un équivalent. Chaque bureau Linux propose un outil dédié.
Pour une solution universelle, ouvrez un terminal et exécutez :
free Les résultats varient selon votre configuration et les programmes actifs.
Pour une analyse détaillée, tapez :
cat /proc/meminfo Cette commande affiche le fichier utilisé par free pour évaluer la mémoire disponible.
Si 3,9 Go sur 4 Go semblent utilisés, ne paniquez pas. Vérifiez la colonne « disponible » : vous pourriez avoir 1 Go prêt à l'emploi. Tout dépend de la gestion intelligente de la RAM par Linux.
La gestion de la RAM sous Linux est similaire à celle de Windows, mais la présentation diffère.
Lorsque de la RAM est inutilisée, Linux l'alloue au cache disque pour accélérer l'accès aux données. Si une application en a besoin, ce cache est libéré instantanément.
Linux optimise ainsi l'espace inactif. Pourquoi gaspiller de la mémoire libre ?
La colonne « buff/cache » de free indique cette allocation. Libérer ce cache ne booste pas les performances : c'est un mythe courant.
Voici comment Linux catégorise la RAM :
« Libre » et « disponible » ne sont pas synonymes. La « disponible » est clé pour les performances quotidiennes.
Malgré les conseils contraires (cela dégrade les performances), pour vider le cache :
Exécutez en root :
Pagecache seul :
echo 1 > /proc/sys/vm/drop_caches Dentries et inodes :
echo 2 > /proc/sys/vm/drop_caches Tout vider :
echo 3 > /proc/sys/vm/drop_caches Utile pour des tests sans redémarrage, mais inutile en routine.
La RAM s'autogère, mais surveillez les applications :
Un navigateur ou un jeu peut monopoliser la mémoire.
Utilisez top :
top Exemple de sortie :
Pour tuer un processus (notez son PID) :
kill -9 2470 Ou par nom :
killall firefox La mémoire se gère seule, mais vous savez maintenant surveiller et intervenir. Pour aller plus loin, consultez nos guides sur l'accélération d'un Linux lent et la mise à jour du noyau.