Après six ans de développement intensif, GIMP 2.10, l'une des meilleures alternatives gratuites à Photoshop, est enfin sorti.
Les travaux sur GIMP 2.10 ont débuté en 2012. Cette version introduit un nouveau moteur de traitement d'image GEGL, une interface modernisée et de nombreuses fonctionnalités et outils innovants.
Si vous n'avez pas utilisé GIMP récemment, il est temps de le redécouvrir. Voici un aperçu des principales nouveautés.
La première chose qui frappe à l'ouverture de GIMP 2.10 est son interface complètement renouvelée. Un thème sombre inspiré de Photoshop est activé par défaut, avec trois autres options disponibles, dont le thème clair original.
L'application adopte désormais un mode fenêtre unique, une avancée majeure par rapport à l'approche multi-fenêtres des versions précédentes, qui la rendait lourde et confuse pour les débutants.
Le clou du spectacle est le support HiDPI natif. GIMP s'adapte parfaitement aux écrans 4K et haute résolution, avec des icônes redimensionnées et un choix entre ensembles d'icônes colorés ou monochromes.
La plus importante modification interne est l'adoption du nouveau framework GEGL.
GEGL révolutionne la gestion des images dans GIMP 2.10, offrant plus d'efficacité et de puissance. Pour plus de détails techniques, consultez le site officiel de GEGL. Parmi les bénéfices immédiats :
GEGL ouvre la voie à l'édition non destructive d'ici la version 3.20.
De nombreuses autres évolutions renforcent la puissance et le raffinement de GIMP.
La gestion des couleurs est désormais intégrée nativement, avec un espace colorimétrique linéaire. Les plug-ins évoluent vers une expérience plus unifiée.
Visualisez les effets des filtres (comme le flou gaussien) en temps réel sur la toile, avec une option de vue fractionnée avant/après.
La compatibilité fichiers est améliorée : support 32 bits et meilleure gestion PSD, parfait pour migrer de Photoshop.
Une mise à jour majeure apporte son lot d'outils innovants. En voici les plus marquants.
L'outil de transformation unifié fusionne cisaillement, perspective et échelle en un seul, inspiré de l'outil libre de Photoshop. Plus rapide et intuitif, les outils legacy restent disponibles.
L'outil de transformation de poignées déforme calques et chemins, tandis que l'outil Warp ajuste pixels individuels, idéal pour la retouche photo comme le filtre Fluidité de Photoshop.
Le nouvel outil Dégradé permet de créer et éditer directement sur la toile : déplacement, rotation, arrêts de couleur, avec prévisualisation en temps réel.
GIMP 2.10 comble les lacunes en retouche photo avec Exposition et Ombres-Lumières, plus un filtre d'avertissement de clipping pour hautes lumières et saturations.
Autres ajouts : gestion du vignettage, panoramas. La gestion RAW s'ouvre dans un processeur tiers comme RawTherapee, à la manière de Photoshop + Camera RAW.
Plus : nouveaux modes de fusion, balises de couleur pour calques, masques sur groupes de calques.
Outils de sélection affinés, peinture symétrique, et plus de 80 filtres réécrits pour GEGL.
GIMP 2.10 est une mise à jour majeure. Son interface accessible et ses outils comblent d'anciennes frustrations.
Si vous hésitiez, testez-la. Mais remplace-t-elle Photoshop ? Cela dépend de vos besoins.
Le développement est plus lent, manquent des fonctions avancées comme le remplissage basé sur le contenu (ajoutables via plug-ins). Pas de CMJN pour l'impression, plus lent sur gros fichiers.
Les bases sont solides : excellente retouche photo, RAW, couleurs. Gratuit, open source, multiplateforme (Windows, Mac, Linux), sans abonnement.
Le rythme s'accélère : les versions 2.10.x intègrent désormais des nouveautés régulières.
Mettez à jour si vous êtes utilisateur, ou essayez comme alternative gratuite à Photoshop. Consultez notre guide d'initiation à GIMP pour débuter.