Les cybercriminels s'adaptent constamment aux nouvelles technologies, recyclent d'anciennes astuces et inventent de nouvelles pour piéger un maximum de victimes.
Certaines arnaques persistent toutefois année après année.
Selon un rapport de la banque NatWest sur les fraudes les plus signalées en 2016 par ses clients, ces escroqueries ont continué en 2017 et au-delà, touchant des milliers de personnes dans le monde entier.
Que faire pour s'en protéger ? Voici des conseils pratiques et éprouvés.
Cette variante de l'arnaque aux "marchandises non reçues" consiste pour un faux vendeur à exiger un paiement avant expédition. Cela se produit souvent hors des plateformes sécurisées comme eBay ou Amazon.
Le piège est tentant : le vendeur propose une remise pour négocier en privé, évitant les frais de la plateforme. Mais ces sites offrent une protection essentielle absente des échanges privés.
En résumé, vous payez pour un produit ou service qui n'arrive jamais. NatWest la classe au deuxième rang des fraudes les plus courantes en 2016.
Comment s'en protéger ? Refusez tout paiement anticipé. Si la tentation est forte face aux rabais, restez sur les plateformes officielles utilisant PayPal ou carte de crédit pour une protection.
Connaissez vos droits : dans la plupart des pays, percevoir un paiement sans livrer est illégal, même pour les précommandes. Les vrais vendeurs n'avancent pas cet argument pour empocher l'argent plus tôt.

Arnaque récente en pleine expansion depuis 2014 : un fraudeur usurpe l'identité d'un dirigeant via un e-mail falsifié envoyé au service comptable, demandant un virement urgent, souvent avec faux PDF joints.
Exemple : en 2015, l'entreprise agricole Scoular (Nebraska) a perdu 17,2 millions de dollars après un e-mail prétendument du PDG pour une acquisition secrète en Chine.

Facile à monter : adresses e-mail trouvées sur LinkedIn, Facebook ou registres officiels.
Comment s'en protéger ? Formez le personnel, surtout comptables. Vérifiez l'adresse e-mail (souvent quasi-identique), le ton et les incohérences. Confirmez toujours par téléphone ou en personne.
Ces fraudes exploitent votre enthousiasme pour des vacances rêvées, promettant forfaits, locations ou hôtels inexistants.
Similaires aux marchandises fantômes, elles passent par des canaux non officiels ou infiltrent des sites comme Airbnb.

Autres pièges : chauffeurs de taxi vous détournant vers des hôtels complices.
Comment s'en protéger ? Vérifiez l'URL (HTTPS, pas de suffixes suspects). Évitez les liens d'e-mails (recherchez manuellement). Lisez les avis, testez les images via recherche inversée. Privilégiez les paiements sécurisés.
Reconnaître ces escroqueries réduit drastiquement les risques. Avez-vous déjà été victime d'une non-livraison ou d'un faux e-mail interne ? Partagez vos expériences en commentaires.
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