Il y a quelques années, rooter un nouveau smartphone Android était la première étape pour de nombreux passionnés. C'était presque une obligation.
Le root permettait d'optimiser l'autonomie de la batterie, de supprimer les bloatwares imposés par les opérateurs et de remplacer les interfaces utilisateur peu ergonomiques des fabricants.
Mais avec les avancées d'Android ces dernières années et des ROM d'origine plus épurées, est-ce toujours nécessaire de rooter son appareil ?
Des gains de performances aux mises à jour de sécurité, le root offre encore de solides arguments pour personnaliser Android.
Installer des ROM personnalisées reste l'un des principaux atouts du root. Bien que techniquement possible sans root (via un bootloader déverrouillé et une recovery custom), le root facilite l'installation via des outils comme FlashFire ou ROM Manager. Ces ROM sont souvent pré-rootées.
Autrefois indispensable pour corriger les défauts d'Android, le root l'est moins aujourd'hui avec des interfaces plus raffinées. Cependant, il reste crucial pour accéder aux dernières versions d'Android sur des appareils abandonnés par les fabricants.
Les constructeurs peinent souvent à updater leurs devices : historiquement, des mois après une sortie majeure, une minorité d'appareils l'adopte. De nombreux modèles obsolètes manquent aussi de patchs de sécurité, les exposant aux vulnérabilités. Des ROM comme LineageOS (successeur de CyanogenMod) intègrent ces mises à jour.

Malgré les plaintes, fabricants et opérateurs persistent à préinstaller des apps inutiles. Android permet de les désactiver, les masquant du launcher et stoppant leur exécution.

Mais pour une suppression totale, un appareil rooté avec Titanium Backup est idéal. Pour les puristes, dégoogliser l'appareil en supprimant les services Google renforce la confidentialité.
Le root offre un contrôle granulaire : refusez des permissions à des apps et bloquez leur exécution en arrière-plan, préservant batterie et data.

Depuis Android 6.0 (Marshmallow), les contrôles natifs ont évolué (Nougat, Oreo et au-delà). Pour les anciens devices, XPrivacy (via Xposed) excelle. Greenify optimise l'hibernation des apps pour de meilleurs performances.
Le root débloque des apps puissantes : sauvegardes avancées, tweaks système et outils essentiels absents nativement.
Xposed est l'outil modding ultime, avec des modules modifiant l'UI, remappant les boutons ou tweakant des apps. Consultez nos guides pour les meilleurs modules.
Disponible jusqu'à Android 6.0 officiellement, des forks étendent sa compatibilité.
Enfin, beaucoup rootent pour le plaisir : contrôle absolu, noyaux custom ou expérimentation. Si c'est votre cas, les risques suivants ne vous arrêteront pas.
Le root expose le système, augmentant les risques : une app malveillante peut corrompre le device. Choisissez scrupuleusement ROMs, apps et modules.
Fabricants verrouillent les bootloaders (ex. : Galaxy S7/S8, LG G6 chez opérateurs US). Sans déverrouillage, pas de ROM custom.
SafetyNet détecte le root, bloquant apps sensibles (banque, Pokémon GO, Android Pay). Magisk permet de le masquer.

Plus de contournements = plus de risques de brick.
Le root n'invalide pas la garantie pour pannes hardware non liées. Mais bugs logiciels sont à vos frais. Revenez en stock avant SAV ; certains devices loguent le déverrouillage.

Avantages et inconvénients équilibrés, mais Android a mûri : Material Design (Lollipop), Doze (Marshmallow), permissions granulaires (Nougat+), gestion arrière-plan (Oreo+).

Seul bémol persistant : mises à jour lentes hors Pixels/Google. Pour les dernières features sans root, optez pour un flagship bien supporté.
Rooter-vous encore votre Android avec des ROM custom ? Le bootloader déverrouillable est-il prioritaire à l'achat ? Dites-nous en commentaires.
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