Le puits canadien est un système géothermique innovant qui exploite l'inertie thermique du sol pour pré-traiter l'air neuf de ventilation dans les maisons, bureaux ou bâtiments tertiaires. Efficace et écologique, il optimise le confort thermique tout en réduisant les consommations énergétiques.
Comment fonctionne un puits canadien (ou puits provençal) ?
Coupe longitudinale d'une installation de puits canadien (Source : CETE).
En France, l'air extérieur varie de -20 °C à +35 °C sur l'année, tandis que la température du sol reste stable autour de 12 °C à quelques mètres de profondeur.
L'air extérieur circule dans des canalisations enterrées, généralement posées lors de la construction. En hiver, il se réchauffe : même à -15 °C dehors, il atteint 2 à 5 °C à l'entrée. Cela réduit les besoins de chauffage liés à la ventilation et assure un maintien hors gel naturel.
En été, l'air récupère la fraîcheur du sol et entre dans la maison ou le bâtiment entre 15 et 20 °C, même par +30 °C extérieur. Dans ce contexte, on parle de puits provençal.
- Plusieurs paramètres essentiels garantissent un fonctionnement optimal : dimensionnement, matériaux, pente des tuyaux, etc.
Principes de fonctionnement du puits canadien
Plan de principe pour une installation en bâtiment avec sous-sol : le collecteur enterré débouche en pente douce dans le sous-sol, traversant le mur extérieur.
En saison froide : Pré-chauffage de l'air frais jusqu'à 14 °C. Introduit à plus de 0 °C, le risque de givrage est quasi nul. Couplé à une VMC double flux à récupération sur air extrait, il booste le rendement de l'échangeur et élève la température de soufflage. Le réchauffage complémentaire est limité aux très basses températures.
En saison chaude : L'échangeur géothermique rafraîchit l'air extérieur, procurant une sensation de fraîcheur immédiate.
En périodes intermédiaires : L'amenée d'air neuf passe par le collecteur enterré ou la prise directe, selon la température extérieure. Commande automatique par thermostat ou manuelle.
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