La fièvre de la vallée canine gagne du terrain dans le sud-ouest des États-Unis désertique. Découvrez cette maladie fongique affectant chiens et humains, et comment la reconnaître et la traiter.
La fièvre de la vallée canine (FVC), ou coccidioïdomycose, est une infection fongique touchant humains et chiens. Elle se contracte par inhalation de spores du champignon Coccidioides, libérées lors de perturbations du sol poussiéreux. Une fois inhalées, ces spores atteignent les poumons et initient leur cycle de développement.
Dans les poumons, une spore se transforme en sphérule multicellulaire. À maturité, la sphérule éclate, libérant des endospores qui se développent à leur tour en sphérules. Ce cycle se répète.
Dans les infections primaires, elle reste confinée aux poumons et peut être vaincue par le système immunitaire. Dans les cas disséminés, les sphérules envahissent la circulation sanguine et d'autres organes, provoquant une infection généralisée.
La FVC touche chiens et humains, souvent de manière bénigne. Cependant, certains sont plus vulnérables à une forme disséminée. Les chiens, nez au sol et enclins à creuser ou renifler, sont particulièrement exposés. Les symptômes apparaissent généralement après 3 semaines.
Les chiens à risque élevé incluent :
Ces facteurs de risque sont similaires chez l'humain.
Non, la FVC n'est pas contagieuse. Un chien infecté ne peut pas la transmettre à un autre chien ou à un humain, et vice versa.
L'infection primaire mime une grippe légère :
En cas de dissémination, boiterie et douleurs articulaires apparaissent.
Le vétérinaire utilise :
Sans traitement, la maladie peut être fatale. Il n'existe pas de cure rapide ; le traitement antifongique dure souvent plus d'un an. Une détection précoce est essentielle, surtout si le cerveau est touché (médicaments à vie).
Antifongiques comme le fluconazole (Diflucan) ou le kétoconazole (Nizoral) sont administrés 2 fois par jour dans la nourriture. Le suivi sanguin confirme la guérison. Les chiens répondent bien, avec amélioration rapide, malgré possibles effets secondaires (vomissements, anorexie). Les survivants acquièrent une immunité à vie.
Impossible d'éliminer totalement le risque, mais limitez l'exposition : évitez la poussière, découragez creuser et renifler le sol dans les zones endémiques.
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