Dans la bataille acharnée pour la domination des consoles next-gen entre Sony et Microsoft, les deux géants déploient leurs stratégies sur de nouveaux marchés : Sony cible les États-Unis tandis que Microsoft mise sur le Japon.
Sony semble prioriser le marché américain pour la PS5. Selon Bloomberg, cette orientation pourrait s'expliquer par les ventes décevantes de la PlayStation 4 au Japon.
La PS4 s'est écoulée à plus de 112 millions d'unités dans le monde, mais le Japon ne représentait que 8 % de ce total. Statista évalue les ventes aux États-Unis à 30,11 millions d'unités, un chiffre bien supérieur.
En 2016, Sony Interactive Entertainment a établi son siège en Californie, motivé par l'ampleur du marché américain. Sony dément toutefois tout abandon du Japon, soulignant le lancement prioritaire de la PS5 sur son sol natal.
Microsoft intensifie son marketing au Japon, un marché historiquement faible pour la Xbox. Traditionnellement niche, la console peine à s'imposer dans le troisième plus grand territoire vidéoludique mondial.
La Xbox originale proposait des exclusivités japonaises, mais la Xbox One, lancée en novembre 2013 aux États-Unis et septembre 2014 au Japon, n'a pas percé.
Avec la Xbox Series X/S, Microsoft vise à faire du Japon sa deuxième plus grande communauté Xbox, rectifiant des années d'oubli stratégique.

Grâce à la Nintendo Switch et Switch Lite, Nintendo règne en maître au Japon.
Ses rivaux auront fort à faire pour la déloger, malgré les efforts marketing. Nintendo n'ayant pas annoncé de nouvelle console, Sony et Microsoft pourraient profiter de cette fenêtre.
En 2019, Statista rapporte 4,4 millions de Switch vendues au Japon, contre 1,1 million de PS4 et seulement 8 000 Xbox One.
Pour conquérir ou reconquérir le Japon, Sony et Microsoft devront innover lors des lancements de la PS5 et Xbox Series X/S.
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