Le mal des transports est une sensation désagréable bien connue des voyageurs en voiture, bateau ou avion. Mais saviez-vous qu'il peut aussi survenir lors de sessions de jeux vidéo ?
Dans cet article, nous décryptons les causes du mal des transports, expliquons pourquoi les jeux vidéo le déclenchent et partageons des astuces éprouvées pour y remédier efficacement.
Si vous vous êtes déjà senti mal à l'aise en voyageant, c'est probablement du mal des transports, ou cinétose.
Selon le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni, il survient lorsque « l'oreille interne envoie au cerveau des signaux contradictoires à ceux perçus par les yeux ».
Notre cerveau s'appuie sur une cohérence entre les sensations visuelles et corporelles pour évaluer notre position. Toute dissonance peut générer une confusion.
Les symptômes varient : maux de tête, nausées, vertiges, sueurs froides.

Le « mal du simulateur », sous-type du mal des transports, touche les pilotes en simulateur de vol. Principe identique dans les jeux vidéo : stimuli visuels virtuels contrastant avec l'immobilité physique.
Impossible de prédire précisément quels jeux affecteront chacun : sensibilité personnelle oblige. Certains y échappent totalement.
Cependant, certains éléments récurrents augmentent les risques :
Vue à la première personne (FPS, VR), sans visibilité du corps ; vues à la troisième personne non exemptes.

Oscillations de caméra simulant le mouvement de tête, ou balancement d'objets tenus (armes).
Flou de mouvement excessif en virages rapides, champ de vision (FOV) trop étroit.
Exemples : Half-Life, The Witness, Fallout, Far Cry, Jazzpunk, Mirror's Edge.
Aucune solution miracle, mais des stratégies pour minimiser les symptômes. Testez-les : l'efficacité varie par individu et jeu.
Voici des conseils pratiques :
Avant les réglages in-game, ajustez l'espace : aérez la pièce, illuminez-la (lumière naturelle idéale) pour un repère stable. Adoptez une posture droite, à au moins une longueur de bras de l'écran.
Plus la session est longue, plus le risque grimpe. Pausez toutes les 30 minutes max. Utilisez des apps de rappel.
Nos yeux couvrent ~180°. Ajustez le FOV selon écran et distance : 90-110° près, 60-75° loin.
Point fixe stabilisant le regard, utile dans tout genre.
Imitez les mouvements réels : moins de saccades brusques.

Technique réaliste mais souvent excessive, elle désoriente le cerveau. Préférez l'éteindre.
Simule la marche mais contredit l'immobilité réelle. Supprimez-le si possible.
Pharmacies proposent antinauséeux ; demandez avis médical. Testez bandes d'acupression. Si persistant, évaluez autres causes (vue).
Ces astuces devraient améliorer votre confort. Sinon, optez pour des jeux simples comme les aventures textuelles en navigateur.
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