Vous avez peut-être entendu des rumeurs affirmant que l'application Facebook active discrètement la caméra ou le microphone de votre smartphone pour vous surveiller. Mais est-ce fondé ? Comment la plateforme en sait-elle autant sur vous ?

En novembre 2019, Joshua Maddux, un utilisateur d'iPhone, a publié une vidéo sur Twitter montrant que la caméra de son appareil s'activait de manière inattendue lors du défilement du fil d'actualité Facebook. D'autres utilisateurs ont rapporté des incidents similaires.
Sur iOS, l'ouverture de l'application Facebook pouvait activer la caméra en arrière-plan sans raison apparente, suscitant une réelle inquiétude quant à une surveillance cachée.
Facebook a confirmé ce dysfonctionnement auprès de The Guardian, précisant qu'aucune image ou vidéo n'avait été enregistrée ou transmise. Il s'agissait vraisemblablement d'une faille de sécurité involontaire, et non d'un espionnage délibéré.
La société a rapidement déployé un correctif via l'App Store d'Apple. Ce bug est désormais résolu sur iOS.

Cette affaire a ravivé les soupçons sur les pratiques de collecte de données de Facebook, alimentés par l'idée d'une activation furtive de la caméra ou du micro.
Malgré ce bug, aucune preuve n'indique que Facebook procède à un tel espionnage. La plateforme a toujours nié ces accusations.
Cependant, ces craintes s'expliquent par des expériences courantes : discuter d'un produit avec un proche, puis voir des publicités ciblées apparaître sur Facebook ; ou planifier un voyage suivi de suggestions d'accessoires.
Cela crée l'illusion d'une surveillance intrusive.
En réalité, Facebook n'a nul besoin d'accéder à votre caméra ou micro pour des publicités ultra-ciblées. Sa précision repose sur une vaste collecte de données.

Facebook agrège une immense quantité d'informations pour prédire précisément vos comportements d'achat.
Premièrement, votre localisation : en identifiant votre lieu de résidence et vos habitudes, il anticipe vos intérêts. Un déplacement inhabituel déclenche des pubs de voyage.
Deuxièmement, le Facebook Pixel : un code intégré sur des millions de sites externes, similaire à un cookie, qui suit vos visites (ex. : chaussures vues sur Amazon, pub correspondante sur Facebook).
Troisièmement, vos relations : les intérêts de vos amis influencent vos recommandations, complétés par vos pages aimées et déclarations personnelles.

Même sans espionnage actif, le volume de données collectées reste préoccupant. Voici des solutions éprouvées :
Ces outils limitent l'accès externe. À l'intérieur de Facebook :
Le bug de 2019 était une erreur technique. Pourtant, Facebook dispose déjà d'assez de données pour prédire vos actions sans recourir à la caméra ou au micro.
Cela illustre les défis persistants en matière de confidentialité et sécurité chez Facebook.
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