La définition d'un superordinateur est celle d'un ordinateur central particulièrement puissant, capable d'effectuer un grand nombre d'opérations par seconde.
La "puissance" d'un superordinateur se mesure par le nombre d'opérations en virgule flottante qu'il peut traiter chaque seconde, souvent exprimé en pétaflops (un pétaflop équivaut à un quadrillion d'opérations).
Cette définition évolue avec les avancées technologiques. Les PC les plus performants d'aujourd'hui atteignent des vitesses réservées aux superordinateurs d'il y a quelques décennies, illustrant la rapidité des progrès en informatique.
Alors, qu'est-ce qu'un superordinateur aujourd'hui ? Examinons les leaders actuels pour mieux comprendre.
Pendant des années, États-Unis, Chine et Japon se disputent la suprématie avec des machines mesurées en pétaflops. Selon le classement TOP500 (données de 2017), la Chine dominait avec le Sunway TaihuLight à 93,01 pétaflops.
En 2013, les leaders étaient :
Le NUDT Tianhe-2 (Chine) a pris la tête en 2014 avec 33,86 pétaflops, avant d'être dépassé par le Sunway TaihuLight en 2016. Le Summit (Oak Ridge National Laboratory, États-Unis) a été mis en service en 2018 et a ensuite dominé.

Plongeons dans les entrailles du Sunway TaihuLight :
Le réseau interne, nommé "Sunway Network" (basé sur PCIe 3.0), relie tout via des câbles de 7 pouces transmettant 70 téraoctets/seconde.
Voici le TOP10 de 2017 selon TOP500 :
Cette course oppose laboratoires et gouvernements mondiaux, avec des enjeux techniques, politiques et économiques (coûts à des milliers de dollars/heure).
Pourquoi une telle puissance ? De nombreux secteurs en ont besoin pour des simulations complexes. Exemples tirés d'un rapport IDC de 2014 :

Demande massive dans tous les domaines.
Les superordinateurs classiques progressent via plus de transistors miniaturisés. L'avenir pourrait être quantique.
Il manipule des particules subatomiques (qubits) pour dépasser le binaire 0/1, exploitant superposition et intrication.

Pas encore stables pour TOP500. IBM propose un système de 20 qubits en ligne pour simulations chimiques. Un prototype de 50 qubits (2017) ne tenait que 90 microsecondes. Prometteurs, mais pas encore rivaux des machines classiques.
Où va la technologie ? Les quantiques sont-ils proches ? Quel pays dominera ? Partagez vos avis !
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