Google ne contraindra plus les éditeurs utilisant des paywalls à proposer du contenu gratuit. Ces éditeurs bénéficieront désormais d'une égalité de traitement avec les autres publications. Google s'engage aussi à les accompagner pour "atteindre de nouvelles audiences, générer des abonnements et augmenter leurs revenus".
Les paywalls limitent souvent l'accès gratuit au contenu, ce qui peut frustrer les lecteurs. Cette évolution donne plus de contrôle aux éditeurs pour monétiser leur travail.
Google abandonne 'First Click Free', sa politique en vigueur depuis dix ans, qui obligeait les éditeurs à paywall à offrir un certain volume d'articles gratuits pour un meilleur référencement. Les non-conformes risquaient une pénalisation dans les résultats de recherche.
'First Click Free' est remplacé par 'Flexible Sampling', qui permet aux éditeurs de décider librement du volume d'articles gratuits offerts aux potentiels abonnés. Google espère que la plupart maintiendront un accès gratuit limité, potentiellement réduit de trois articles par jour à dix par mois.
Google renforce son soutien aux éditeurs en facilitant les abonnements en un clic et en utilisant l'apprentissage automatique pour identifier les abonnés potentiels.
Les publications concernées accueillent favorablement ce changement, qui les libère des contraintes antérieures et leur restitue du pouvoir sur leur modèle économique.
Kinsey Wilson, conseiller du PDG du New York Times, Mark Thompson, déclare :
"La décision de Google de laisser les éditeurs déterminer la quantité de contenu que les lecteurs peuvent échantillonner à partir de la recherche est un développement positif. Nous sommes également encouragés par la volonté de Google d'envisager d'autres moyens de soutenir les modèles commerciaux d'abonnement et nous sommes impatients de continuer à travailler avec eux pour créer des solutions intelligentes."
Jon Slade, directeur commercial du Financial Times, ajoute :
"Il est extrêmement clair que la publicité seule ne peut plus payer la production et la distribution d'un journalisme de haute qualité [...] Les revenus basés sur les lecteurs, c'est-à-dire les services de contenu payant ou d'abonnement, ne sont donc pas seulement un bien-à-avoir, mais un élément essentiel de la composition des revenus d'un éditeur."
Ce virage profite à Google, qui consolide ses relations avec les éditeurs, et à ces derniers, qui accèdent à une visibilité équivalente aux sites sans paywall. Face à la baisse des revenus publicitaires, Google mise sur une collaboration durable.
Êtes-vous abonné à des publications en ligne ? Si oui, lesquelles ? Sinon, pourquoi ? Que pensez-vous de l'essor des paywalls ? Évitez-vous ces sites ou profitez-vous du contenu gratuit ? Dites-le-nous en commentaires.
Crédit image : Mark Bonica via Flickr