Le nom Arduino est synonyme de technologie DIY. Nombreux sont les makers qui ont débuté en électronique et robotique grâce à une de ces cartes emblématiques. Chez MakeUseOf, nous avons couvert en détail leur utilisation, des guides pour débutants aux projets avancés comme une tourelle laser.
L'influence d'Arduino est indéniable, mais une question se pose : devriez-vous vraiment opter pour une carte Arduino officielle dans votre projet ? Pas forcément. Voici cinq raisons convaincantes.
Pour plus de clarté, distinguons les produits officiels Arduino des clones tiers basés sur les schémas open source. Ces derniers sont fonctionnellement identiques, mais bien moins chers.
Dans la plupart des cas, une carte Arduino officielle peut être remplacée avantageusement. Nous adorons la carte NodeMCU pour de bonnes raisons.

Où les cartes Arduino classiques manquent de connectivité intégrée, le NodeMCU intègre le Wi-Fi via son module ESP8266. Comparé à l'Arduino Nano de taille similaire (vitesse d'horloge jusqu'à 16 MHz), il atteint 160 MHz. Il exécute même un serveur Node.js embarqué, évitant les complexités de C++. Notre mini-revue vidéo détaille tous les avantages.
Si la connectivité n'est pas prioritaire, optez pour le Teensy 3.2, au prix similaire d'environ 20 $ à l'Arduino Nano, mais supérieur en performances. Il surpasse l'Arduino Due et Mega en vitesse brute.
Le Teensy 3.5 ajoute seulement 5 $ et offre 40 broches E/S dans un format compact.

Ces cartes ne conviennent pas à tous les usages, mais elles incitent à réfléchir. Même si une Arduino semble idéale, son prix élevé est un frein majeur.
Arduino étant open source, quiconque peut fabriquer et vendre des clones sans utiliser la marque, en créditant les créateurs.
Les clones coûtent souvent quatre fois moins cher qu'une Uno officielle, tout en utilisant la même puce Atmega328. Un Nano cloné représente un dixième du prix officiel : difficile de justifier l'achat officiel sans fort soutien à la marque.
Autre option : fabriquez-la vous-même.
Grâce aux designs open source, téléchargez les schémas et assemblez votre carte de A à Z.

Moins pratique qu'un achat prêt-à-l'emploi, mais économique avec les fluctuations de prix des composants et les économies d'échelle. Idéal pour personnaliser : sélectionnez uniquement les fonctionnalités nécessaires et gagnez en espace et coût.
Sur l'Arduino Uno, notez l'étrange écart entre les broches 7 et 8.

Cet intervalle de 0,16 pouce (4,06 mm) contraste avec les 0,1 pouce (2,54 mm) standards. Erreur de production initiale, selon un post officiel attribué au cofondateur Massimo Banzi.

Conséquence : tous les shields et accessoires Uno doivent respecter cet écart pour la compatibilité, perpétué sur les cartes full-size. Pour un écosystème open source, c'est frustrant – l'Uno ne s'adapte pas parfaitement aux breadboards sans accessoires spécifiques. Heureusement, les modèles compacts comme le Micro, Nano et MKR1000 évitent ce défaut.
Selon votre expérience, l'IDE Arduino est fonctionnel mais peu convivial.
Formatage absent, pas d'autocomplétion, langage C/C++ ardu pour les novices (et non optimal à apprendre si ce n'est votre domaine).
Solution : le plugin Visual Micro pour Microsoft Visual Studio (VS). La version gratuite gère les bibliothèques Arduino.

Profitez des outils VS pour coder, et utilisez l'IDE Arduino seulement pour l'upload. Un éditeur simple suffit-il ? Après VS, difficile de revenir en arrière.
Cet article critique volontairement Arduino, et certains points susciteront des débats. Indéniable : Arduino reste une force majeure en DIY électronique.
Le choix est personnel : clones, DIY ou officiel pour soutenir l'écosystème. L'essentiel ? S'amuser et progresser.
Avant d'acheter, consultez notre guide d'achat des cartes Arduino (officielles ou clones).
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