Vous souhaitez créer un gadget connecté au Web qui fait clignoter une LED ? Un Raspberry Pi semble tentant ! Mais comme le dicton le dit : à grand marteau, grand clou. Voici pourquoi il n'est pas toujours le bon choix.
De nombreux projets IoT simples, comme un capteur ou une LED connectée, utilisent un Raspberry Pi à 35 $ (plus 5 $ pour la carte SD et éventuellement un dongle Wi-Fi). Pourtant, cette puissance est souvent superflue.
La carte NodeMCU à 5 $, avec Wi-Fi intégré et stockage flash, est tout aussi programmable et gère élégamment ces tâches. Elle inclut un serveur Web ou supporte MQTT pour une connectivité légère.

Ne choisissez pas le Pi par défaut pour la connectivité Web. Certains projets, comme les Neopixels ou drones, exigent une synchronisation précise que le Pi peine à assurer en raison de son OS complet (threading, gestion utilisateurs, etc.). Un Arduino offre un accès matériel direct et rapide.
En résumé, le Pi convient, mais peut compliquer inutilement les choses.
Utiliser un Pi comme bureau complet (même le modèle 3) est frustrant. Linux a une courbe d'apprentissage raide, inadapté aux débutants. Les performances limitées causent des lags : frappe, navigation Web multiple...

Installer Chrome ? Un parcours du combattant avec Chromium obsolète. Netflix et autres services posent problème. Pour initier un novice, préférez une tablette Android bon marché ou un PC d'occasion à 20 $.
Exposer un serveur Pi publiquement attire les bots hackers exploitant les failles. Sur un réseau domestique, un Pi compromis menace tous vos appareils.

Conseils : Évitez l'exposition publique. Utilisez des passerelles sécurisées comme My.OpenHAB. Renforcez la sécurité avant tout. Exemple : le nomx à 199 $ s'est révélé un Pi mal sécurisé (mot de passe codé "mort").
L'OS sur micro-SD ralentit le Pi et s'use vite. Sauvegardes faciles, mais restauration exige une carte identique ou plus grande, sans secteurs défectueux.
Solution : Démarrage USB possible, mais complexe.

Wi-Fi du Pi 3 peu fiable, Pi Zero pire. Ajoutez adaptateurs USB, hubs, Wi-Fi/Ethernet, headers GPIO, boîtiers... Le coût explose, rendant des alternatives plus attractives.
Pour 100 $, un vrai Windows 10 sur mini-PC surpasse le Pi. Meilleure compatibilité logicielle et hardware. Évitez piTop (270 $) ou Kano (280 $) : médiocres et chers.
Le Pi éduque, mais pas sur l'assemblage PC (SoC intégré).

Cas idéaux :
Multi-usages : Pi-Hole + serveur Web + domotique sur un seul Pi.
Serveurs basse conso : Économe pour tâches non critiques.

Bibliothèques riches : Python/NodeJS pour IA, voix, etc.
Hybride Pi + microcontrôleur : Puissance Pi + réactivité (ex. : bande LED Siri).
J'en ai plusieurs chez moi pour domotique fiable. Mais ce n'est pas universel. Nvidia Jetson Nano ou Google Coral ? Découvrez nos comparatifs.