"Elle m'aime… elle ne m'aime pas." Peu importe la chute des pétales, une chose est sûre : nous adorons tous les marguerites. Tandis que d'autres fleurs fanent à la fin de l'été, les marguerites se dressent fièrement, hautes et fleuries, embellissant nos paysages. Même celles qui envahissent les pelouses – ces hybrides rustiques si tenaces – ont leur charme, malgré les efforts pour s'en débarrasser.
Les fleurs communément appelées marguerites appartiennent à un sous-groupe de la famille des Astéracées (ou Aster), qui compte environ 600 espèces incluant tournesols, marguerites, cônes et asters. Parmi nos favorites : les délicates marguerites alpines qui s'épanouissent au-dessus de la limite forestière dans les cols de montagne les plus élevés. Dans le sud-ouest, les marguerites africaines annuelles séduisent par leurs couleurs variées et leur résistance à la sécheresse. L'aster de la Nouvelle-Angleterre, quant à lui, s'adapte partout en France.
Fatigué des fleurs monotones ? Optez pour des graines de fleurs anciennes, comme celles de grand-mère : elles charment votre jardin avec leurs blooms abondants et parfums enivrants. Et le meilleur ? Livraison gratuite !
La célèbre marguerite Shasta, idéale pour les zones en altitude et pluvieuses, est la référence pour beaucoup. Disponible en pétales simples ou doubles, elle est d'une facilité déconcertante à cultiver. Divisez ses centres ligneux tous les 3-4 ans pour maintenir une floraison généreuse.
La plupart des marguerites se sèment facilement directement en pleine terre, ou en pots à l'intérieur. Elles tolèrent les sols pauvres, mais excellent dans un terrain bien drainé enrichi en matière organique. Pour les variétés africaines annuelles, semez en pots extérieurs pour égayer terrasses et patios de leurs couleurs vives et durables.
Les marguerites spécialisées, comme la gerbera d'Afrique du Sud aux pétales compacts (orange vif au rose), sont prisées des fleuristes et marchés. Cultivées en serre pour la vente, pourquoi ne pas les adopter dans votre jardin ?
Ne vous méprenez pas sur les asters, souvent confondus avec les marguerites. Les "marguerites de la Saint-Michel" britanniques – ces bleu-violet tardifs envahissants sur sols pauvres – sont nos asters violets. Comme le dit Shakespeare de la rose : "Quelle différence fait un nom ?"