La péritonite infectieuse féline (PIF), une maladie virale grave et souvent mortelle chez le chat, n'admet actuellement aucun traitement curatif. Selon sa forme, elle altère les fonctions des organes vitaux, menant inéluctablement au décès de l'animal. Bien que tous les chats soient potentiellement exposés, certains facteurs de risque aggravent les chances de développer la maladie.
Selon le Cornell University College of Veterinary Medicine (CUCVM), la PIF résulte d'une mutation du coronavirus félin entérogène. Pour des raisons encore mal élucidées, ce virus mute ou la réponse immunitaire du chat est défaillante, générant le virus pathogène de la PIF. Ce dernier se propage dans l'organisme via les globules blancs infectés.
La PIF se manifeste sous deux formes principales : humide ou sèche. Les deux entraînent des symptômes généraux tels que :
Au-delà de ces signes communs, chaque forme présente des symptômes spécifiques.
La forme humide provoque une accumulation de liquide dans l'abdomen et/ou la cavité thoracique. Symptômes typiques :
La forme sèche forme des granulomes dans divers organes, avec des symptômes dépendant des tissus atteints. Exemples :
Selon Wendy C. Brooks, DVM, DipABVP, le diagnostic est complexe car les signes cliniques sont non spécifiques. Aucun test unique n'est pathognomonique. Les vétérinaires recherchent une exposition antérieure au coronavirus (titrage anticorps) associée aux symptômes.
Autres examens complémentaires :
Aucun remède n'existe pour la PIF. Le traitement vise à soulager les symptômes et améliorer le confort. La maladie progresse inexorablement, menant à l'euthanasie bienveillante.
Selon le CUCVM, des approches incluent :
Soins de soutien :
Le Dr Niels Pedersen identifie plusieurs facteurs augmentant le risque :
Selon le Dr Brooks, le coronavirus est contagieux, mais le virus muté de la PIF ne l'est pas : les chats ne l'excrètent pas. Il n'est transmissible ni aux humains ni aux chiens.
Selon l'ASPCA, un vaccin intranasal existe mais n'est pas recommandé par l'American Association of Feline Practitioners, car inefficace chez les chats déjà exposés au coronavirus, ce qui est fréquent chez les chatons.
La meilleure stratégie limite l'exposition au coronavirus, comme recommandé par le CUCVM :
Malgré l'absence de traitement, des études à UC Davis et ailleurs visent un vaccin efficace et des antiviraux. L'espoir d'un avenir sans PIF persiste.
[]