Le port d'un masque facial en public, particulièrement lorsque la distanciation physique est impossible, aide à réduire la transmission du COVID-19. Tous les masques ne se valent pas : certains bloquent plus efficacement les gouttelettes virales émises en toussant, éternuant, parlant ou respirant.
Dans une étude de l'Université Duke publiée dans Science Advances, des chercheurs ont évalué 14 types de masques, du respirateur N95 médical aux masques faits maison. Compte tenu des risques du coronavirus, voici un classement basé sur des données fiables pour choisir la meilleure protection.
Les participants ont récité "Restez en bonne santé, les gens" cinq fois dans une boîte, avec et sans masque. Un laser et une caméra ont mesuré les particules échappées. Chaque masque a été testé 10 fois via un algorithme précis. Note : cette étude de preuve de concept valide une méthode de test innovante, non un essai randomisé.
Les experts insistent : tout masque vaut mieux que rien. Même un bandana ou cache-cou à une couche, malgré leurs faibles scores, offre une protection minimale. Détails ci-dessous.

Sans surprise, le respirateur N95 médical arrive en tête, filtrant au moins 95 % des particules aériennes. "C'est un haut niveau de filtration, utilisé par les travailleurs exposés à l'amiante ou la silice", explique Jack Caravanos, D.P.H., professeur clinicien au NYU College of Global Public Health.
Réservés aux soignants, les N95 sont prioritaires en milieu médical. Pour le quotidien, masques en tissu et chirurgicaux suffisent avec distanciation. Évitez les masques à soupape d'expiration : ils libèrent des aérosols non filtrés, protégeant le porteur mais pas l'entourage, alerte le CDC.
Certifiés par le NIOSH, les N95 sont idéaux. Les KN95 chinois, équivalents en filtration mais sans élastiques, sont efficaces si bien ajustés, selon Caravanos.
Les masques chirurgicaux à trois plis, 2es à Duke (0-0,1 gouttelettes), sont n°1 pour Caravanos : abordables, jetables, respirants. Réservés prioritairement aux soignants (CDC).

Suivent masques coton double couche et polypropylène (filtre courant), quasi aussi bons que chirurgicaux pour la parole.
Optez pour coton 100 % à tissage serré, au moins deux couches, conseille Caravanos : la seconde capture ce qui passe la première. Ajustement crucial : serré sur bouche et menton, avec pince nasale pour couvrir le nez.
"La respiration propage aussi les gouttelettes ; un nez mal couvert les libère", note Manhar Dhanak, Ph.D., chaire d'ingénierie à Florida Atlantic University.
L'OMS recommande trois couches : coton absorbant intérieur, polypropylène filtre intermédiaire, polyester non-absorbant extérieur.
Ayez 5 masques pour rotation et lavage. Cela prévient le "maskne" (acné masquée).

Bandana, masque tricoté et cache-cou monocouche sont les moins bons. Un cache-cou semblait pire que rien, d'où "Gaiter Gate". Mais testé sur un seul modèle/personne ; doublé, il bloque mieux, confirment d'autres études. Tout masque > aucun, insiste Dhanak.
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