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Confidentialité Oculus Quest 2 : faut-il faire confiance à Facebook ?

De nombreux passionnés de réalité virtuelle attendent avec impatience l'Oculus Quest 2, un casque prometteur. Pourtant, une partie de la communauté exprime des réserves, dues principalement à son appartenance à Facebook. Pourquoi cette méfiance ?

Ces inquiétudes sont liées à l'historique de Facebook en matière de gestion des données utilisateurs, et à ses avancées récentes en réalité étendue.

L'histoire du portefeuille croissant de Facebook

Confidentialité Oculus Quest 2 : faut-il faire confiance à Facebook ?

Facebook a été lancé en 2004. En 2006, son application mobile voit le jour. En 2012, l'entreprise acquiert Instagram, puis WhatsApp en 2014, et Oculus la même année – rebaptisé par la suite Facebook Reality Labs.

En 2018, Facebook lance Portal, un appareil dédié aux appels vidéo assisté par l'IA Alexa. L'année suivante, il annonce un portefeuille pour la cryptomonnaie Libra (dont le développement implique Facebook), toujours en attente de lancement.

Ce conglomérat peut sembler intrusif pour les utilisateurs. Facebook collecte des données directement fournies, mais aussi via d'autres canaux, y compris sur ses acquisitions comme Instagram.

Si vous utilisez plusieurs réseaux sociaux, aucune entité n'a normalement l'ensemble de vos informations... sauf si Facebook les possède toutes. Vos listes d'amis sur Facebook et Instagram sont ainsi fusionnées. De plus, Facebook accède à des données partagées par d'autres, même sans compte de votre part.

Facebook contre votre vie privée

Confidentialité Oculus Quest 2 : faut-il faire confiance à Facebook ?

Si ces faits vous inquiètent, sachez que Facebook minimise souvent ses manquements en interne. Étudier sa politique de confidentialité relève du défi, comme déchiffrer des hiéroglyphes.

Mark Zuckerberg, fondateur et PDG, a témoigné deux fois devant le Congrès américain : en 2018 sur la confidentialité, et en 2020 sur les questions antitrust.

Cela pose la question : pourquoi les utilisateurs VR s'inquiètent-ils particulièrement ?

Pourquoi l'inquiétude soudaine ?

Trois raisons principales motivent les critiques de la communauté VR envers Facebook.

RV et sécurité

Les casques VR collectent des données sur l'environnement via des caméras externes : au moins une pour les 3 degrés de liberté, généralement deux ou plus pour les 6 degrés (comme les quatre du Quest 2).

Ils intègrent aussi des micros pour les interactions sociales et vocales, utiles pour le streaming de jeux.

Le risque n'est pas une surveillance constante, mais un usage potentiel pour du ciblage publicitaire, comme observé avec Portal. Facebook développe par ailleurs la cartographie 3D via son projet Aria, pour futures lunettes AR.

Cela interroge : le Quest 2 pourrait-il identifier des marques dans votre domicile pour profiler vos habitudes, utilisables ailleurs ?

Oculus et Facebook

Confidentialité Oculus Quest 2 : faut-il faire confiance à Facebook ?

En août 2020, Oculus annonce l'obligation de lier les casques à un compte Facebook. Les permissions ressembleront probablement à celles des apps mobiles, souvent acceptées sans lecture approfondie.

Zuckerberg l'admettait en 2018 devant le Congrès, cité par The Guardian :

"De longues politiques de confidentialité sont très déroutantes. Et si vous les rendez longues et épeliez tous les détails, vous allez probablement réduire le pourcentage de personnes qui les lisent et les rendre accessibles."

Suspicion générale

Confidentialité Oculus Quest 2 : faut-il faire confiance à Facebook ?

Les casques VR accèdent bien à des données sensibles, liées à Facebook. Mais des soupçons conspirationnistes amplifient les craintes.

Facebook bénéficie de l'expansion VR, et le Quest 2 est plus abordable que son prédécesseur malgré ses avancées. Est-ce trop beau pour être vrai ? Ou applique-t-on la loi de Moore : technologies plus performantes et moins chères ?

Le bas prix pourrait attirer des données massives... ou refléter l'évolution naturelle du marché.

Devriez-vous acheter un Quest 2 ?

Peut-être. Les risques existent, mais informez-vous, gérez vos données avec discernement et profitez des avancées technologiques.

Crédit image : jazzrossi/Pixabay

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