Les araignées effraient de nombreuses personnes, et cette phobie est parfois justifiée dans les régions où l'on rencontre des espèces venimeuses comme la veuve noire ou la recluse brune, dont les morsures peuvent nécessiter une hospitalisation.
Dans la grande majorité des cas, les araignées sont inoffensives et même bénéfiques. Avant d'éliminer une araignée dans votre garage, observez sa toile : elle piège souvent des mouches et autres insectes. Chaque insecte mangé est un allié contre les nuisibles. Les jardiniers apprécient particulièrement les araignées pour leur rôle de prédateurs naturels des ravageurs des plantes.
Malgré cela, une toile qui vous frôle le visage ou une araignée dans la baignoire n'est agréable pour personne. Il est normal de vouloir les éloigner de l'intérieur.
Contrairement aux idées reçues, les araignées ne sont pas des insectes mais des arachnides : elles ont huit pattes (contre six pour les insectes) et deux parties corporelles principales (contre trois). Presque toutes sont carnivores, munies de crocs pour neutraliser leurs proies.
Certaines tissent des toiles pour capturer les insectes volants, d'autres chassent activement en sautant ou courant. Les araignées à pattes courtes sautent sur leur proie, tandis que les longues pattes (araignées-loups, papa-longues-pattes, recluses brunes) courent à leur poursuite. L'absence de toiles ne signifie pas absence d'araignées.
Le cycle vital diffère des insectes : la femelle pond jusqu'à 3 000 œufs. L'embryon se développe entièrement dans le sac œufé, émergeant comme une mini-araignée formée. Elle mue plusieurs fois (5 à 10), se nourrissant d'abord de matières organiques avant de chasser. La maturité sexuelle arrive après plusieurs mois.
Les insectes ingèrent facilement les pesticides en se nettoyant les pièces buccales. Les araignées, avec leurs longues pattes, gardent leur corps éloigné des surfaces et utilisent des pédipalpes pour manger, limitant l'absorption. Passant souvent dans des toiles délicates, elles évitent les résidus. Seule une pulvérisation directe ou dans les fissures étroites peut avoir un effet résiduel.
Au moins une fois par saison, aspirez minutieusement coins, fissures et plinthes. Cherchez toiles, petites sauteuses et coureuses. Videz immédiatement le sac dehors.
Pour les cœurs tendres (évitez si espèce venimeuse suspectée), capturez délicatement dans un bocal et relâchez dehors, dans un jardin ou hangar. Elles pourraient revenir en hiver.
Utilisez une tapette à mouches ou un magazine roulé pour un coup ferme – leur exosquelette est résistant. Ramassez sans toucher la peau pour éviter tout risque minime de morsure.
Évitez les pulvérisations générales intérieures. Appliquez un insecticide résiduel (anti-fourmis/araignées) dans les passages, avec patience et répétitions.
Ces produits sont légèrement toxiques pour les animaux ; usage modéré seulement.
Préférez huiles essentielles (menthe poivrée), eau salée ou pyréthrine (extrait de chrysanthème) pour pulvérisation directe. Efficaces et non toxiques.
Placez-en abondamment aux passages. Les araignées y viennent pour les insectes piégés. Variétés : plaques ou boîtes cachées. Un piège efficace signale une entrée : scellez-la avec du mastic.

Les insectes, leur nourriture principale. Elles préfèrent zones sombres et peu dérangées : sous-sols, greniers, garages. Nettoyez pour réduire insectes et araignées.
Contrôlez les insectes (sources alimentaires). Éteignez lumières la nuit (attire proies). Scellez fissures aux fenêtres, portes, fondations.
De 1 à 2 ans en moyenne, selon l'espèce.
Elles ont des crocs pour les proies, mordent défensivement si menacées, mais pas instinctivement les humains.
En Amérique du Nord (sur 3 000 espèces), rares venimeuses : recluses brunes (marque violon, nécrose), veuves (sablier, douleurs/crampes), hobos (nécrose, agressives Ouest). Morsures mortelles rarissimes (<6/an).