Issue d'une famille d'amoureux des chiens, bien que ma mère disparue n'ait jamais donné les restes de table à nos animaux, je partage son tempérament modéré envers eux. Après mon emménagement dans un petit studio à New York, l'idée d'un chat a vite été écartée à cause du bac à litière omniprésent. J'ai donc opté pour des plantes d'intérieur à la pépinière locale. Phil, le philodendron, et Charlotte, la plante araignée, acquis il y a plus de 25 ans, sont toujours mes fidèles colocataires. Les plantes sont devenues les nouveaux animaux de compagnie, un avis partagé par la majorité des moins de 40 ans selon un récent sondage.
Je respecte les passionnés de chiens, mais leur besoin constant d'attention ne convient pas à mon indépendance. (Les chats impliquent un bac à litière.) Pendant le confinement pandémique, j'ai transformé mon appartement en serre avec 53 plantes dans le salon seul (photo ci-dessous). Mon foyer est devenu un oasis de paix, avec des plantes purificatrices d'air offrant un réconfort silencieux. Sans sorties pluvieuses masquées ! Une douzaine ont rejoint mon jardin suspendu, les autres restent à l'intérieur.

Les plantes n'offrent pas de câlins chaleureux, mais elles ont une personnalité et exigent des soins. Mon lys de la paix, Herald, s'affaisse théâtralement quand il a soif, signalant les besoins des autres. Il se redresse aussitôt, me procurant une fierté durable. C'est un compagnonnage serein, source de but et de joie.
Phil et Charlotte, stoïques, endurent tout : arrosage excessif ou non, engrais ou pots neufs. Ils gardent mes secrets comme de vrais colocataires. Sans parc canin, j'ai rejoint un groupe de jardinage où l'on partage avec enthousiasme nos plantes bien-aimées, élargissant ainsi mon cercle social.
Certains me qualifient de "folle des plantes", un titre que j'assume fièrement. Charlotte a un nouveau "petit-enfant" ! Phil, son compagnon de longue date, semble ravi. Les plantes ne sont plus seulement des animaux de compagnie : elles sont ma famille élargie.
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