Ingénieux et poétique, ce récupérateur d’eau conçu par Pierre Cognard est idéal pour arroser les plantes de votre terrasse ou balcon. L’été, ses larges feuilles protègent du soleil comme un parasol élégant.
Niveau : Débutant
Coût : Environ 35 €
Temps : 4 h
Fournitures (pour 9 feuilles et 9 tiges) : 5 feuilles de polypropylène (80 x 120 cm), ép. 0,8 mm (type Priplak Classic), 1 feuille de polypropylène (80 x 120 cm), ép. 1,2 mm, 10 tubes IRO Ø 20 mm, 1 tube IRO Ø 16 mm, 1 tube métallique Ø 14 mm, 3 poubelles (20 litres minimum), 4 vis et écrous (ou 4 rivets), 3 seaux à anse (15 litres minimum), 3 poids en fonte (10 kg).
Outillage : Perceuse, scie à métaux, scie cloche, cutter, ciseaux, coupe-tube, marqueur.
Pierre Cognard, habitant un appartement parisien ouvert sur une petite cour entourée de bâtiments, a conçu ce système adapté à des surfaces limitées. Il permet de collecter et stocker l’eau de pluie pour arroser les plantes intérieures et extérieures.
● Aucune solution prête à l’emploi autonome n’était disponible sur le marché. Les modèles standards se branchent sur une descente pluviale, inadaptée ici. Pierre a donc créé un récupérateur personnalisé, facile à monter, démonter et utiliser, à partir d’éléments détournés. Une véritable création de designer partagée sans brevet.
● Autre avantage : il est efficace par tous les temps, même en plein soleil. Les larges feuilles offrent une ombre légère et agréable pour une sieste estivale.
L’art du détournement est au cœur de ce projet. Pierre Cognard associe trois poubelles en plastique blanc à trois seaux colorés « flashy ».
● Le seau récupère l’eau, inséré dans la poubelle qui maintient les longues tiges. Celles-ci passent à travers une grille et se fixent sur les dents d’une découpe conique au fond de chaque seau.
● Des tubes électriques IRO rigides blancs (Ø 16 et 20 mm) forment les tiges creuses. Le plus fin relie la feuille à la tige, bloquée par un tube métallique court.
● Les gouttes roulent sur le plastique, se rejoignent à la base de la feuille, s’écoulent dans la tige puis dans les seaux. Il ne reste qu’à transvaser dans un arrosoir.
La tenue au vent est le principal défi. Grilles et découpes maintiennent l’orientation des feuilles.
● Pour plus de stabilité, des poids en fonte lestent le fond des poubelles, résistant à une brise légère. Protégez l’ensemble des rafales, idéal dans une cour abritée comme celle de Pierre, mais attention sur balcon exposé.
Coupez au cutter le rebord supérieur des poubelles pour faciliter l’assemblage. Leurs dimensions influencent stabilité et volume collecté.
Découpes en ellipse pour pattes d’assemblage. Fixez avec 3 vis/écrous en haut, 1 vis/écrou centrée en bas.
Grilles découpées au cutter dans polypropylène 1,2 mm, perforées à la scie-cloche. Languettes périphériques pour assemblage. Rainures dans poubelles avec deux lames de scie à métaux (épaisseur 2 mm).
Fond des seaux équipé d’un « pique-fleurs » en polypropylène mince, pointes acérées (18 mm de large) découpées aux ciseaux.
Trois socles en fonte à la base, perforés (Ø 25 mm) en triangle pour répartir les tiges.
Pour la tige : 1 tube (A) Ø 20 mm (170-200 cm), fendu à l’extrémité ; 1 tube (B) Ø 16 mm et 1 tube (C) Ø 20 mm (20 cm) ; 1 tube (D) acier Ø 14 mm (10 cm).
Feuille découpée en écu, pincée autour du tube métallique, glissée dans fente du tube (C) de 10 cm.
Tube (B) fendu sert de jonction, permettant d’orienter la feuille vers le ciel indépendamment de la tige.
Base fichée sur dent du « pique-fleurs ». Tiges de longueurs variées pour harmonie.
Orientation par trou de passage et dent de fixation. Le bouquet s’adapte à votre inspiration.
Feuilles de polypropylène (80 x 120 cm) en magasins de loisirs créatifs.
Sans poids en fonte, coulez 5 cm de béton pour lester.
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