La meilleure façon d’éviter les accidents consiste à se servir de l’électricité avec un minimum de précautions, de n’utiliser que du matériel et des produits normalisés, de rénover l’installation en fonction de son usure, de l’évolution des matériels et de l’extension du parc d’appareils électroménagers. Il faut enfin être particulièrement attentif à la qualité de l’installation et à l’utilisation des appareils électriques dans les pièces humides et à l’extérieur.
Toute intervention sur une installation électrique ne doit s’effectuer qu’après interruption de l’alimentation au disjoncteur de branchement situé après le compteur. Cette précaution reste valable même pour le simple remplacement d’une ampoule, réparation banale qui est pourtant à l’origine de très nombreux accidents.
En cas d’intervention prolongée, coupez l’alimentation au disjoncteur, et signalez par un petit panonceau placé sur le disjoncteur, qu’il ne faut absolument pas le réenclencher.
Attention : Ne vous contentez jamais de couper un seul circuit en enlevant un fusible ou en agissant sur le coupe-circuit à cartouche ou sur le disjoncteur divisionnaire du circuit concerné. En effet, souvent, le circuit n’est protégé par le dispositif de coupure que sur un seul de ses 2 fils. S’agissant du courant alternatif, l’autre reste alimenté, d’où un risque d’accident par retour à la masse.
Tout le monde a un jour ou l’autre pesté contre les plombs qui fondent, les fusibles qui sautent ou les disjoncteurs qui déclenchent, les rendant responsables de la panne. Chacun sait, pourtant, qu’il n’en est rien et que ces dispositifs sont là pour protéger circuits et appareils. La tentation, pourtant, est grande de les remplacer par de plus « forts » ou de les « shunter ». Ce serait pourtant une grave erreur, source d’accidents qui peuvent être très graves.
Ils protègent en effet l’installation contre trois grands risques :
• la dégradation de l’installation par surcharge (et donc échauffement) en raison de l’utilisation d’un trop grand nombre d’appareils ou d’un appareil de trop forte puissance ;
• la dégradation de l’installation par un court-circuit ;
• l’incendie par fuite à la terre, un courant supérieur à 300 mA pouvant porter à incandescence deux pièces métalliques en contact ponctuel.
Un défaut d’isolement dans un appareil peut conduire à la mise sous tension accidentelle de sa carcasse avec, si elle est métallique ou non-isolante, un risque de fuite vers la terre. Si l’on vient à toucher cet appareil et que ce retour vers la terre passe par le corps, on risque un très grave accident pouvant aller jusqu’à la mort par électrocution.
Ce genre de risque peut être évité de différentes façons :
• en raccordant à la terre tous les appareils pouvant induire ce risque, notamment en mettant en place un conducteur de protection sur tous les circuits prises de l’installation ;
• en protégeant le circuit par un disjoncteur différentiel à courant résiduel ;
• en utilisant des appareils très basse tension chaque fois que c’est possible.
L’installation de prises 10/16?A à obturateur prévient le risque d’électrocution des jeunes enfants, toujours tentés d’introduire les doigts ou des objets dans les prises.
Volume 0 : tout appareillage interdit sauf si alimenté en très basse tension (TBTS 12V) et interrupteur infrarouge ,à piles.
Le courant électrique, on l’a vu, s’écoule toujours d’un pôle positif vers un pôle 0, appelé masse.
Tout comme l’alimentation, la terre est distribuée dans l’ensemble de l’installation sous la forme de conducteurs, également isolés : partant du tableau de répartition, ils accompagnent les fils d’alimentation jusqu’aux prises de courant placées dans des lieux où les risques de retour à la terre sont importants (salle d’eau en particulier). Le conducteur de terre, appelé « conducteur de protection », doit également relier entre elles toutes les parties métalliques accessibles se trouvant dans les salles d’eau : canalisations d’arrivée et d’évacuation des eaux, mais surtout huisseries métalliques. Cette liaison porte le nom de liaison équipotentielle.
Ce phénomène étrange, fruit de l’accumulation d’énergie électrique dans certains nuages, a frappé l’imagination de l’homme depuis la nuit des temps ; il a produit des légendes et des mythes dans toutes les civilisations. Les nuages orageux présentent un grand développement vertical. Ils sont chargés électriquement par suite du frottement des particules de glace et d’eau. Le déclenchement de la foudre correspond à un transfert d’électricité négative vers le sol (tandis qu’un transfert d’électricité positive a lieu avec les couches supérieures de l’atmosphère). La foudre peut causer de graves dommages aux installations et aux appareils électriques, d’autant plus qu’ils comprennent des dispositifs électroniques. D’où l’intérêt de placer des dispositifs de protection contre les surtensions atmosphériques, dits précisément « parafoudre », surtout lorsque l’installation est alimentée par un réseau de distribution publique en tout ou partie aérien.