Un diagnostic de dysplasie de la hanche chez votre chien, ou un risque chez votre chiot, peut être inquiétant. Cette maladie squelettique génétique touche les jeunes chiens, provoquant douleurs articulaires, boiterie et parfois perte de mobilité. Comprendre cette affection et les options thérapeutiques permet aux propriétaires d'offrir une vie confortable et épanouie à leur compagnon.
La dysplasie de la hanche canine (« dys- » signifiant « anormal » et « -plasie » « croissance ») est un défaut de développement de l'articulation de la hanche pendant la phase de croissance du chiot. C'est le trouble musculo-squelettique le plus fréquent chez les chiens de races moyennes et grandes.
Chez un chien sain, l'articulation s'emboîte parfaitement. Chez les chiens dysplasiques, les structures osseuses se développent de manière inégale : la tête du fémur s'insère de façon lâche dans le bassin, entraînant un frottement excessif. Cela use le cartilage, provoquant douleur et boiterie. Les cas graves mènent à une perte totale de mobilité des pattes arrière.
Les premiers signes apparaissent souvent entre 4 et 9 mois, lors de la croissance rapide, mais certains chiens ne les montrent qu'avec l'âge. Voici les symptômes courants chez chiots et chiens adultes :
La génétique est prépondérante, mais des facteurs environnementaux comme l'alimentation, la croissance rapide, l'activité excessive, les blessures, la masse musculaire et le poids jouent un rôle. Les chiots en surpoids ont deux fois plus de risques. Un surentraînement aggrave le problème. Agissez tôt pendant la croissance, période critique.
Elle affecte tous les chiens, mais surtout les grandes races à croissance rapide. Races les plus concernées, y compris les croisements :
Les petites races ne sont pas épargnées, surtout si en surpoids ou hyperactives :
Consultez un vétérinaire si vous suspectez la dysplasie. Il palpera les articulations (recherche de laxité) et observera la démarche. Des radiographies confirment la gravité de la dégénérescence.
Des radiographies préventives sont possibles chez les chiens sans symptômes, surtout pour les grandes races ou avant reproduction. L'Orthopedic Foundation for Animals (OFA) évalue les hanches sur 7 grades, d'« Excellent » à « Sévère ».
Les options dépendent de l'âge, de la santé et de la gravité. Une combinaison est souvent prescrite pour maximiser le confort.
En cas sévère, la chirurgie s'impose.
Génétique, elle n'est pas curable, mais contrôlable chez les chiots à risque.
Cette dégénérescence articulaire touche surtout les grands chiens, mais est gérable par contrôle du poids, suppléments, médicaments, exercice modéré et chirurgie si besoin. Votre compagnon peut mener une vie heureuse et active.