Facebook n'est pas aussi strict que Twitter en matière de suppression de comptes. Néanmoins, certaines infractions graves entraînent plus qu'un simple avertissement et peuvent mener à un bannissement définitif.
Dans cet article, nous analysons les conditions d'utilisation de Facebook, les lignes rouges de la plateforme et des exemples concrets d'utilisateurs bannis pour leur comportement.

Contrairement à d'autres réseaux sociaux, Facebook ne liste pas exhaustivement les infractions menant à un bannissement permanent. Il met plutôt l'accent sur la récidive plutôt que sur la gravité isolée. Ainsi, toute violation répétée pourrait théoriquement entraîner la fermeture d'un profil.
Cependant, Facebook reste tolérant envers certaines activités illégales, comme la vente de biens réglementés (armes à feu ou cannabis) sur sa Marketplace, sans que cela soit listé comme bannable. La plateforme préfère supprimer du contenu au cas par cas plutôt que des profils entiers, sauf exceptions notables.

Les conditions d'utilisation interdisent explicitement trois types d'infractions, dont l'utilisation abusive des outils et données de Facebook. Cela inclut l'accès non autorisé aux sections réservées aux développeurs ou l'usage malveillant des fonctionnalités publiques, comme la propagation de virus ou malwares.

Facebook désactive les comptes présentant un "risque réel de préjudice physique ou une menace directe pour la sécurité publique", ou ceux proclamant une mission violente. C'est la raison du bannissement indéfini de Donald Trump après l'émeute du Capitole en janvier 2021.
En octobre 2020, Facebook a supprimé des profils liés à QAnon, même sans contenu violent individuel, en raison des violences associées au groupe depuis 2016. De même, le groupe musical Trapt a été banni pour des références aux Proud Boys, organisation extrémiste impliquée dans des violences aux États-Unis et au Canada.
Facebook se réserve aussi le droit de désactiver des comptes posant un risque juridique, et collabore activement avec les autorités et ONG sur ce type de contenu.
Autre infraction bannable : "compromettre la sécurité d'autres comptes ou des services de Facebook". Cela couvre les malwares, mais vise aussi le doxxing – publication d'informations personnelles sensibles (adresse, téléphone, localisation) dans l'intention de nuire.
Officiellement, Facebook n'efface pas les infos erronées mais les étiquette. Pourtant, des comptes sont suspendus pour "fausses nouvelles", surtout si elles menacent la santé publique. Exemple : le bannissement de David Icke pour avoir lié la 5G au Covid-19, après violations répétées.
Facebook tolère la plupart des usages tant qu'ils ne nuisent pas aux autres. Respectez ces lignes rouges pour éviter un bannissement permanent.