L'édition virtuelle du CES 2021 restera gravée dans les mémoires pour de mauvaises raisons. Retour sur cet événement tech qui a déçu.
Aujourd'hui, nous analysons les points forts (rares) et les nombreux points faibles du salon de la semaine dernière.
Pour être juste, le CES traditionnel offre une expérience unique : halls animés, networking intensif, coulisses sur les réseaux sociaux, interviews exclusives, buffets gratuits et nuits folles à Las Vegas.
Un format virtuel ne pouvait pas reproduire cela, et il était irréaliste de l'espérer.

Habituellement, le CES est le rendez-vous des lancements produits des géants et PME tech pour l'année à venir.
En 2021, le nombre de nouveautés a chuté drastiquement.
Les grands noms ont tenu le devant de la scène : PC portables HP rafraîchis, sièges gaming Razer, Galaxy S21 de Samsung. Mais les PME ont recyclé trop souvent leurs gadgets 2020.
Une stratégie peut-être judicieuse face à une plateforme virtuelle inefficace.
La Consumer Technology Association (CTA), organisatrice du CES, a misé jusqu'à l'automne 2020 sur un événement physique, multipliant les sondages auprès des pros.
Le basculement virtuel tardif a laissé peu de temps aux exposants pour se préparer.
Résultat : stands virtuels minimalistes (vidéo YouTube + communiqué) et portail aux outils limités.

Les fans de tech ont noté une chute massive de la couverture CES 2021.
Trois facteurs : moins de journalistes sur place ; absence de tests hands-on cruciaux pour valider les promesses fabricants ; difficulté à dénicher les pépites cachées sans halls physiques.
La plateforme inadaptée a amplifié ces lacunes, privant les lecteurs de vidéos, photos et buzz habituels.
Cœur des problèmes du CES 2021, cette plateforme en ligne était défaillante.
Comparée à l'IFA virtuelle (plus petite), elle manquait d'excuses malgré les ressources disponibles.
Exemples : annuaire exposants sans infos utiles (logo seul) ; filtres basés sur OU au lieu de ET ; recherches inefficaces ; chargements lents et vidéos saccadées.
Post-événement, exposants et médias ont déploré un trafic ridicule (dizaines de visiteurs vs milliers en physique).
Oui, quelques-uns.
Bravo aux équipes RP tech : réactives, elles ont surpassé les stands via emails et LinkedIn.
Également, Pepcom, Showstoppers et Techfluence ont offert des expériences médiatiques supérieures grâce à des exposants engagés.
La CTA confirme un retour à Las Vegas du 5 au 8 janvier 2022.
Avec le déploiement vaccinal, 2021 pourrait rester l'unique CES virtuel. Oublions-le et tournons-nous vers l'avenir.
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