À l'approche de l'investiture présidentielle américaine le 20 janvier 2021, Facebook renforce ses politiques de sécurité. La plateforme interdit temporairement la création d'événements dans la région de Washington D.C. et suspend les publicités pour accessoires d'armes à feu ainsi que pour équipements de protection militaire.
L'investiture du président élu Joe Biden intervient dans un climat tendu. Après l'assaut du Capitole par des manifestants pro-Trump le 6 janvier 2021, les autorités et les plateformes craignent de nouveaux troubles.
Dans un article de blog officiel, Facebook annonce des mesures préventives contre la violence potentielle. La plateforme bloque la création de tout nouvel événement près de sites sensibles comme la Maison Blanche, le Capitole américain ou les bâtiments du Capitole des États jusqu'au jour de l'investiture.
Facebook examinera scrupuleusement les événements liés à l'investiture. Tout événement violant ses règles sera supprimé. Par ailleurs, la création d'événements aux États-Unis par des comptes ou pages non américains reste interdite.
La plateforme s'engage aussi à promouvoir des informations fiables sur l'élection et les événements du Capitole, en réduisant la visibilité des contenus imprécis, qui délégitiment l'élection ou présentent les émeutiers comme victimes.
Facebook complète ces mesures en interdisant temporairement les publicités promouvant accessoires d'armes et équipements de protection aux États-Unis, jusqu'au 22 janvier 2021 au moins.
La plateforme bannit déjà les publicités pour armes, munitions et modifications d'armes. Cette suspension cible spécifiquement les accessoires comme les coffres-forts, gilets pare-balles et étuis pour armes à feu.
En parallèle, l'interdiction des publicités politiques reste en vigueur.
Facebook se mobilise pour prévenir toute violence organisée sur sa plateforme lors de l'investiture de Joe Biden. Ces restrictions, initiées avant l'élection de 2020, ont été renforcées après les événements du Capitole.
Suite aux manifestations, Facebook a banni indéfiniment le président Donald Trump et bloqué les mentions "Stop the Steal", qui remettent en cause l'intégrité du scrutin.
La durée exacte de ces mesures reste incertaine, tout comme l'évolution du climat sur les réseaux sociaux après l'investiture.