Vous avez peut-être remarqué l'ascension fulgurante de Snapchat face à Facebook. Bien que Facebook reste le réseau social grand public le plus utilisé au monde, Snapchat affiche plus de 158 millions d'utilisateurs quotidiens et continue de croître à un rythme impressionnant. Twitter s'inquiète, et Facebook devrait en faire de même.
Souvenons-nous de MySpace, balayé par Facebook. Snapchat pourrait-il à son tour renverser le géant dominant les médias sociaux depuis près d'une décennie ? Voici cinq raisons qui rendent cette hypothèse plausible.
Les tendances virales attirent naturellement : voir une application gagner en popularité incite à l'essayer, surtout pour les early adopters qui y voient un gage de modernité.
La commodité de suivre ses amis joue aussi : après plusieurs « T'es sur Snapchat ? », beaucoup cèdent. Cet effet boule de neige propulse l'adoption.
Snapchat touche plus de 40 % des Américains de 18-34 ans quotidiennement et domine chez les adolescents. Cette part de marché massive en fait un acteur clé de l'évolution des réseaux sociaux.
Facebook risque d'apparaître poussiéreux, fréquenté par les générations plus âgées – un phénomène naturel où chaque âge adopte différemment les médias. Snapchat pourrait bien être le « Facebook » de la nouvelle génération.
Le temps passé sur les réseaux sociaux augmente, mais en 2017, un adulte américain moyen passait 41 minutes sur Facebook contre 26 sur Snapchat (source : eMarketer). Ces chiffres devraient croître d'une minute par an jusqu'en 2019.
Facebook offre plus de contenu, mais ses utilisateurs multitâchent souvent. Sur Snapchat, les snaps éphémères (10 secondes max) et le chat favorisent un engagement réel.
Dans notre lutte contre l'addiction aux écrans, une alternative moins chronophage mérite d'être saluée.
Snapchat excelle déjà : en 2016, 10 milliards de vidéos vues par jour contre 8 sur Facebook, malgré moins d'utilisateurs.
La fonctionnalité « Stories » (24h de visibilité) explique cela. La limite vidéo est passée de 10 à 60 secondes en 2017, en segments éditables.
Cette immédiateté capte l'attention : 95 % des messages vidéo sont retenus contre 10 % pour le texte. D'ici 2019, 80 % du trafic en ligne sera vidéo ; Snapchat cible parfaitement ce public jeune.
Malgré des approches différentes (texte pour Facebook, visuel pour Snapchat), la nouvelle option « Login with Snapchat » place les deux en concurrence directe.
Comme pour Google ou Facebook, cela simplifie les connexions ailleurs, boostant l'exposition (Bitmoji, stickers). Partenaires comme Tinder renforcent cette synergie.
Snapchat surpasse aussi en confidentialité : il limite les données partagées avec les tiers, contrairement à Facebook.
Les scandales de confidentialité de Facebook pushent les utilisateurs vers des alternatives transparentes comme Snapchat.
Ce dernier évite les pubs ultra-personnalisées. Evan Spiegel, son fondateur, déclarait en 2015 : « J'ai reçu une pub pour ce que je pensais acheter hier, c'est vraiment creepy. Nous refusons d'être effrayants. »
Ces bases solides en matière de privacy inspirent confiance.
Même si Facebook compte 2 milliards d'utilisateurs, Snapchat s'intègre facilement et grandit vite. Découvrez notre guide complet Snapchat pour débutants et experts.
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