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3 services en ligne à éviter pour protéger votre liberté d'expression : Microsoft, Google et Twitter

La liberté d'expression fait face à des défis croissants sur internet.

Contrairement à une censure gouvernementale, ce sont certains services populaires qui limitent certains discours via leurs politiques. Si vous valorisez ce droit fondamental, il peut être prudent d'éviter ces plateformes pour prévenir des suspensions de comptes.

Analysons trois entreprises connues pour leurs positions strictes sur la liberté d'expression, avec des exemples concrets d'application de leurs règles.

1. Microsoft

Microsoft a récemment mis à jour ses conditions d'utilisation, suscitant des inquiétudes. Bien que les interdictions de contenu illégal existent depuis longtemps, un nouveau point attire l'attention, comme l'a relevé l'activiste Jon Corbett :

"Dans la section Code de conduite, nous avons précisé que l'utilisation d'un langage offensant et d'activités frauduleuses est interdite. Nous avons également précisé que la violation du Code de conduite via les services Xbox peut entraîner des suspensions ou des interdictions de participation aux services Xbox, y compris la confiscation des licences de contenu, la durée d'abonnement Xbox Gold et les soldes des comptes Microsoft associés au compte."

Le changement clé stipule :

"N'affichez pas ou n'utilisez pas publiquement les Services pour partager du contenu ou du matériel inapproprié (impliquant, par exemple, de la nudité, de la bestialité, de la pornographie, un langage offensant, de la violence graphique ou des activités criminelles)."

Éviter le langage offensant

Le terme "langage offensant" reste vague. Une violation pourrait entraîner la perte d'accès à l'ensemble de votre écosystème Microsoft : Windows 10, Outlook, OneDrive, Office 365, Skype, et même vos jeux Xbox numériques.

Exemples potentiels : un appel intime sur Skype, une insulte en jeu multijoueur, ou un document Office jugé offensant.

Microsoft autorise pourtant des jeux violents comme Grand Theft Auto ou Call of Duty sur Xbox, mais interdit le téléchargement de vidéos violentes sur OneDrive.

Microsoft ne scanne pas proactivement les données, mais déclare :

"Lorsqu'il enquête sur des violations présumées de ces Conditions, Microsoft se réserve le droit d'examiner Votre Contenu afin de résoudre le problème."

Des termes comme "offensant", "publiquement" ou "enquête" laissent une large marge d'interprétation.

2. Google

Les pratiques de Google soulèvent plus de questions encore. Prenons des cas emblématiques.

En 2017, l'ingénieur James Damore a été licencié après une note interne sur les différences biologiques expliquant les écarts de représentation dans la tech. Le PDG Sundar Pichai a jugé cela "provoquant des stéréotypes de genre nuisibles".

Google priorise la diversité démographique, mais semble moins tolérant envers la diversité d'idées.

Exemples d'application inégale

Google a défendu une loi protégeant Backpage, site lié au trafic sexuel, au nom de la section 230. Pourtant, des affirmations sur les différences hommes-femmes sont jugées inacceptables.

Sur le Play Store, l'app Gab (réseau pro-liberté d'expression) a été retirée pour manque de modération sur contenus violents ou haineux. Google tolère pourtant des apps Reddit menant à des subreddits controversés.

Censure sur YouTube

YouTube renforce ses règles contre contenus haineux ou offensants, démontétisant des vidéos comme celles de PragerU sur nazisme et communisme, tandis que d'autres (ex. BuzzFeed sur positions sexuelles) restent monétisées.

Des vidéos éducatives sur armes à feu sont interdites, mais des tutoriels sur bombes persistent. Une vidéo aidant les victimes de fusillade a été démontétisée, contrairement à celle de Jimmy Kimmel.

Avec 75 % des recherches web via Google, son influence sur la visibilité est immense.

3. Twitter

Twitter modère via son système de vérification (coche bleue) et ses bannissements.

En 2017, Twitter a suspendu la vérification pour comptes promouvant haine ou violence, y compris hors plateforme. Des comptes comme celui de Kate Morgan, prônant la violence contre les hommes, restent vérifiés.

Bannissements controversés

Bunty King a été banni pour "comportement abusif", dont un mème humoristique. Milo Yiannopoulos l'a été en 2016 pour critiques envers Leslie Jones.

3 services en ligne à éviter pour protéger votre liberté d expression : Microsoft, Google et Twitter

Twitter cible les comportements envers "catégories protégées", sans définition claire.

L'importance de la liberté d'expression en ligne

Les entreprises privées peuvent fixer leurs règles, notamment contre terrorisme ou abus. Cependant, censurer des idées divergentes pose problème.

La meilleure réponse à une mauvaise idée est une meilleure idée. Cet article n'est pas partisan : les doubles standards affectent tous les usagers.

Si la liberté d'expression compte, pesez bien votre usage de ces services. Découvrez pourquoi arrêter Google.

Crédit image : londondeposit/Depositphotos

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