L’année dernière, j’ai dû abattre un grand orme dans ma cour en raison de la maladie hollandaise de l’orme. Manque d’espace pour le stocker : la majorité a fini à la déchetterie. Mais je n’ai pas pu me séparer de tout : son veinage est sublime et les galeries des scolytes créent des motifs visuellement captivants. Le tronc attend dans mon garage pour être scié en dalles. Passionné de menuiserie, j’aime les projets simples avec du bois gratuit, sans contrainte. Les chutes d’atelier y trouvent une seconde vie plutôt que de finir au feu. Les formes des morceaux inspirent leurs usages. Voici mes récents projets.

Ces sous-verres en branches d’orme se préparent en un clin d’œil : tranchez et finissez à l’huile-cire pour rehausser la couleur et protéger. Pas besoin d’un arbre entier ; une branche suffit.

Ce morceau de noyer, trop beau pour être brûlé, est devenu une étagère à bord vivant. Les branches font d'excellents supports.

Cette boîte à couvercle coulissant en noyer provient de chutes d’une table à tréteaux – le client refusait l’aubier. Avec une scie à ruban, réaliser de telles boîtes est un jeu d’enfant.

Ce robuste tabouret de pont en orme anime ma terrasse. Exposé aux intempéries, il se dégradra, mais sa fabrication rapide et son utilité actuelle en valent la peine.

Ce tronçon d’orme aux motifs insensés des scolytes est idéal en porte-plume : taillez-le, percez des trous supérieurs et reprenez l’écriture !
[]