Que ce soit pour partager des moments conviviaux autour du feu ou pour vous réchauffer lors d'une soirée d'hiver, un feu de bois crée une ambiance incomparable. Cependant, choisir le mauvais bois peut étouffer les flammes, endommager votre cheminée, nuire à votre santé et polluer l'environnement. Privilégiez les bois durs bien secs et évitez les essences toxiques ou humides.
Pas de panique : il suffit d'éviter ces types de bois pour des flambées parfaites et sécurisées.
Sur cette page
Le bois flotté récupéré en mer est saturé de sel, dont le chlore libère des dioxines toxiques lors de la combustion.
"L'inhalation de ces fumées est cancérigène, et il est déconseillé de l'utiliser pour griller des aliments", explique Roger Hammer, naturaliste et expert en survie à la télévision. "Tous les bois en contiennent, mais le bois flotté en est particulièrement riche."
Fraîchement coupé, le bois vert est gorgé d'humidité, rendant l'allumage difficile et produisant une fumée épaisse. Celle-ci dépose de la créosote dans la cheminée, augmentant les risques d'incendie.
Solution : Optez toujours pour du bois sec ou kiln-dried (séchée au four).
Le pin, bois tendre résineux, génère beaucoup de suie et de créosote lors de la combustion. Il brûle vite et est peu efficace, bien qu'utile comme allume-feu. Évitez de brûler votre sapin de Noël.
"Je ne cuisinerais pas de viande dessus en raison de sa sève abondante", note Hammer.
Exception : le pin australien, pauvre en résine, est excellent pour le chauffage selon l'expert.
Brûler des palettes, meubles ou déchets de chantier libère des toxines. Le bois traité contient des produits chimiques anti-pourriture, souvent de l'arsenic avant 2000. Le contreplaqué, l'aggloméré et les peintures sont à proscrire.
De nombreuses palettes sont traitées chimiquement : ne les utilisez pas dans des feux domestiques.
Le transport de bois de loin propage insects envahisseurs et maladies, comme l'agrile du frêne ou la spongieuse du chêne.
Solution : Achetez local. Consultez cette carte pour trouver des fournisseurs près de chez vous.
Brûler du sumac vénéneux, laurier-rose ou herbe à puce libère des huiles irritantes causant problèmes respiratoires et oculaires. "Si 'poison' est dans le nom, n'y touchez pas ! Le laurier-rose peut nécessiter une hospitalisation", avertit Hammer.
Vérifiez le tableau du Département de l'Agriculture des États-Unis pour éviter les espèces protégées ou menacées.

Avant de ramasser du bois mort, inspectez-le : oiseaux et animaux y nichent souvent.
"Respectez l'éthique environnementale : ce bois abrite plus de vie que les arbres vivants", conseille Hammer.
Peu dense, il chauffe mal et fume beaucoup en raison de son humidité. Les moisissures produisent des fumées toxiques. Laissez-le à la nature.
Journaux, cartons ou magazines projettent des braises et risquent d'embraser la créosote. Exception : un journal torsadé pour l'allumage.
Plastiques, polystyrène, mégots ou déchets libèrent des toxines nocives pour la santé et l'air. Ne les brûlez jamais.
[]