Inventé en France et en Angleterre au début du XIXe siècle, le gaz manufacturé obtenu par distillation du charbon ou d'autres matières carbonées s'impose rapidement comme une alternative révolutionnaire aux éclairages traditionnels – bougies, lampes à huile ou à pétrole – pour les rues et les maisons.
Le gaz de charbon
Ce même combustible alimente bientôt les appareils de cuisson et certains systèmes de chauffage.
Il devient un élément clé du confort urbain grâce à un vaste réseau de canalisations. L'inscription « Gaz à tous les étages », affichée sur des plaques d'entrée des immeubles, symbolise alors les logements les plus modernes.
Toutefois, les nuisances de sa production (fumées, rejets d'ammoniac et d'hydrogène sulfuré) relèguent usines et réservoirs en périphérie des villes.
L'exploitation du gaz de charbon décline avec ces inconvénients et le recul de l'industrie charbonnière.
Le gaz naturel
En France, la découverte de gisements de gaz naturel marque la fin du gaz manufacturé :
- à Saint-Marcet en 1939,
- à Lacq en décembre 1951,
- et en Algérie (alors département français) en 1956.
Les usines à gaz disparaissent progressivement des banlieues, remplacées par un réseau étendu de gazoducs.
Le GPL
Dès les années 1930, le gaz pétrolier émerge : butane et propane, produits en grande quantité, sont stockés en bouteilles (années 1950) puis en citernes (années 1960).
Conditionné sous haute pression, il dessert l'ensemble de la France, y compris les zones sans gaz naturel.
Depuis fin 2006, certaines communes bénéficient d'une Délégation de Service Public (DSP) pour un réseau de gaz propane, aux conditions et tarifs proches du gaz naturel (+15 à 20 %).
- Le butane, liquide sous 0 °C, convient aux usages intérieurs avec bouteilles.
- Le propane, idéal pour le chauffage extérieur, s'adapte aux basses températures en citerne.
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