Microsoft a récemment approché Pinterest pour un éventuel rachat, qui aurait constitué l'une des plus importantes acquisitions de l'histoire de l'entreprise de Redmond. Les discussions ne sont actuellement pas actives, mais l'ampleur de cette opération souligne les ambitions de croissance de Microsoft.
Selon le Financial Times, Microsoft a cherché à acquérir Pinterest, la plus grande plateforme mondiale de tableaux d'inspiration amateurs.
Pinterest est évalué à environ 51 milliards de dollars. Sa valorisation a bondi de plus de 600 % pendant la pandémie de COVID-19, les confinements boostant les connexions en ligne. L'annonce de cette OPA a fait grimper les actions de Pinterest de 7 % avant l'ouverture des marchés le jeudi 11 février.
Cette opération aurait intégré Pinterest à l'écurie en expansion des acquisitions technologiques majeures de Microsoft. En 2016, l'entreprise a racheté LinkedIn pour 26 milliards de dollars, suivi de GitHub pour 7,5 milliards en 2018.
Sans oublier Minecraft, acquis pour 2,5 milliards en 2014, et le rachat en cours de ZeniMax pour 7,5 milliards de dollars. ZeniMax est la maison mère de studios comme Bethesda Softworks, id Software, Arkane Studios et Tango Gameworks.
Microsoft avait aussi tenté, mi-2020, d'acquérir les activités nord-américaines, australiennes et néo-zélandaises de TikTok pour 20 à 30 milliards de dollars. L'opération a échoué après les menaces d'interdiction par l'ex-président Trump.
Si l'accord avec Pinterest se concrétisait, il deviendrait la plus grosse acquisition de Microsoft à ce jour.
Fort de ressources financières abondantes, Microsoft étend son empire. Son action a grimpé d'environ 80 % depuis le début de la pandémie et l'entreprise affiche des bénéfices records.
Racheter une plateforme comme Pinterest donne accès à des volumes massifs de données, précieux pour entraîner ses IA, à l'image de celles issues de LinkedIn. Gérer un service en ligne d'envergure promeut aussi Azure, sa plateforme cloud.
Comme le note le Financial Times, une telle fusion testerait la tolérance de l'administration Biden envers les concentrations chez les géants tech comme Microsoft, Google ou Meta. L'avenir le dira.
[]