Il y a un peu plus d'un an, Microsoft a dévoilé un plan ambitieux pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2030. Pour un géant technologique présent sur tous les continents, cet engagement dans un délai aussi court représente, selon les termes de l'entreprise, un véritable "coup de lune".
Alors, un an plus tard, où en est Microsoft dans la réalisation de cet objectif ?
Brad Smith, président de Microsoft, fait le point sur les avancées de l'entreprise via le blog officiel.
Il met en avant trois étapes clés déjà franchies :
Microsoft a également réalisé des progrès significatifs. L'entreprise a étendu sa taxe carbone interne pour inclure les "émissions de scope 3".
Depuis des années, nous appliquons une taxe carbone interne à nos émissions de scope 1 et 2. Cela signifiait que chaque partie de Microsoft payait en interne (à un taux de 15 $ par tonne métrique) pour le carbone émis pour ses émissions directes comme les déplacements et l'électricité. Au début de notre nouvel exercice fiscal, le 1er juillet dernier, Amy Hood a élargi notre taxe carbone interne pour inclure les émissions de scope 3, en commençant par un taux inférieur de 5 USD par tonne, qui augmentera chaque année.
D'autres améliorations découlent de changements mineurs à fort impact. Les nouvelles consoles Xbox intègrent une fonctionnalité réduisant la consommation d'énergie de 15 W à 2 W en mode veille. Sur des dizaines de millions d'unités, cela représente des économies substantielles.
Lucas Joppa, directeur de l'environnement chez Microsoft, approfondit l'objectif dans un autre article du blog officiel.
Les conditions favorables que nous devons remplir au sein de Microsoft sont claires : élargir et renforcer nos cadres de gouvernance et de responsabilité tout en créant une culture d'investissement et d'innovation durables.
Six "conditions habilitantes" fondamentales sont identifiées pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2030 :
La clé du succès réside dans l'élimination réelle du carbone, au-delà de la simple avoidance pratiquée par de nombreuses entreprises tech.
Même en cas d'échec en 2030, cet engagement constitue une victoire majeure pour l'environnement et le monde entier.
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