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Wi-Fi en vol : est-ce rentable ? Guide complet sur le fonctionnement, les prix et les compagnies aériennes

Les longs vols sont souvent synonymes de déconnexion d'Internet. Heureusement, de nombreuses compagnies aériennes proposent désormais le Wi-Fi en vol, permettant aux passagers de consulter leurs e-mails et de naviguer sur le Web à 12 000 mètres d'altitude.

Comment cela fonctionne-t-il ? Quelles compagnies l'offrent ? Quels sont les inconvénients ? Voici un guide détaillé pour évaluer si cela vaut l'investissement.

Fonctionnement du Wi-Fi en vol

À haute altitude, les réseaux cellulaires terrestres ne fonctionnent plus. Les avions modernes sont équipés d'antennes captant des signaux de deux sources principales : stations terrestres ou satellites.

Les avions modernes sont équipés d'antennes leur permettant de capter des signaux provenant de stations au sol ou de satellites.

La méthode des stations terrestres utilise un réseau de tours émettant des signaux cellulaires vers le ciel. L'avion se connecte via des antennes sous le fuselage, transmettant les données à un serveur et un routeur embarqués, puis diffusés dans la cabine.

Cette technologie présente une limite majeure : faible couverture au-dessus des océans ou zones montagneuses.

L'alternative satellitaire utilise des satellites de communication relayant les signaux vers des antennes sur le fuselage. Elle offre une meilleure fiabilité, couverture et vitesse, mais à un coût plus élevé.

Note sur la vitesse réseau et la terminologie

Les vitesses sont exprimées en mégaoctets par seconde (Mo/s). Selon Speedtest, la connexion haut débit moyenne aux États-Unis atteint 12,03 Mo/s en téléchargement et 4,11 Mo/s en envoi.

La vitesse de téléchargement détermine la rapidité de réception des données (navigation, streaming). L'envoi est crucial pour les jeux en ligne ou uploads.

Wi-Fi en vol en bande Ku

GoGo est un leader du Wi-Fi en vol aux États-Unis. Son système ATG4 équipe de nombreuses compagnies américaines.

ATG4 a amélioré les performances avec plus d'antennes par avion et plus de 200 tours au sol aux États-Unis continentaux, Canada et Alaska. La bande passante passe à 1,22 Mo/s par avion (contre 0,38 Mo/s auparavant).

Cette capacité reste limitée pour un avion plein : quelques passagers peuvent la saturer, sans parler de 300 utilisateurs streamant simultanément.

https://vimeo.com/165073706

GoGo a évolué vers 2Ku, utilisant des satellites (SES et Intelsat) en bande Ku. Deux antennes séparées gèrent téléchargement et envoi, offrant un pic théorique de 12,5 Mo/s en réception, comparable à une connexion domestique moyenne.

Les tests réels confirment des vitesses inférieures mais améliorées. Les antennes plus petites réduisent traînée et consommation de carburant.

2Ku marque un progrès majeur, mais les compagnies peinent à changer de fournisseur en raison des coûts d'installation des équipements.

Inconvénients du Wi-Fi en vol

La connectivité progresse, mais plusieurs limites persistent avant d'acheter un accès.

1. Prix élevé

Même avec une meilleure couverture, les tarifs restent prohibitifs. Les forfaits évoluent, mais la valeur est souvent discutable.

Exemple historique : sur Iberia A340 (Wi-Fi OnAir), 4 Mo pour 5 $, puis 0,17 $ par 100 Ko. Une page web moyenne (3 Mo) épuisait vite le quota.

Améliorations récentes : Norwegian offre Wi-Fi gratuit (bande passante partagée). Emirates : 20 Mo + 2h gratuites, puis 9,99-15,99 $.

Wi-Fi en vol : est-ce rentable ? Guide complet sur le fonctionnement, les prix et les compagnies aériennes

Les pages web ont grossi, rendant les petits forfaits obsolètes.

2. Restrictions de sites

Contrairement au domicile, de nombreux sites sont bloqués : contenu adulte, streaming (Netflix, Prime, Twitch) pour préserver la bande passante.

Exemples : JetBlue bloquait Snapchat ; American Airlines restreignait les vidéos live.

Certaines compagnies s'associent : JetBlue propose Amazon Prime gratuit.

Le Fly-Fi+ de JetBlue (9 $/vol) autorise VPN, jeux et streaming non-Amazon.

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3. Fiabilité variable

Tests GoGo ATG4 : 4 images (1,5 Mo) en 4 minutes.

Avec 2Ku : 26,3 Mo en 2 min 13 s.

Inférieur à la 4G/5G terrestre. La saturation par des centaines de passagers (ex. : 236 sur A321, 517 sur A380 Emirates) dégrade les performances.

Tempérez vos attentes malgré les avancées techniques.

Compagnies aériennes avec Wi-Fi en vol

Aux États-Unis, la plupart des majors l'offrent, sauf Allegiant, Frontier (low-cost), Hawaiian (études en cours en 2019). Spirit équipe sa flotte.

  • Allegiant
  • Frontier
  • Hawaiien

Low-cost priorisent les bas prix ; Wi-Fi non rentable.

Europe et reste du monde

Low-cost européens : Vueling, Eurowings, Norwegian (gratuit) ; EasyJet (portail divertissement limité) ; Ryanair, Wizz Air sans.

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Majors : tous équipés ; British Airways visait flotte complète en 2019.

Moyen-Orient/Asie : Emirates, Qatar, ANA, Etihad, etc.

Inde : interdit en 2016, autorisé en 2018.

Vérifiez toujours les détails par compagnie avant vol.

Conclusion : un recours de dernier ressort

Les progrès (comme 2Ku) améliorent l'expérience, mais fiabilité et prix varient. Attendez-vous à des investissements futurs pour une meilleure connectivité.

Pour des vols pas chers : utilisez Kiwi. Vendez billets non-remboursables si besoin.

Crédits images : A319 (Spirit Airlines), Emirates/Flickr

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