Facebook a été au cœur d'un scandale majeur impliquant l'utilisation abusive de données personnelles à des fins politiques. Après un silence initial, Mark Zuckerberg a réagi publiquement pour clarifier la situation et annoncer des mesures correctives.
En 2013, Aleksandr Kogan a développé un quiz de personnalité sur Facebook. Selon The Guardian, environ 300 000 utilisateurs l'ont installé, autorisant l'accès aux données de millions de profils, y compris celles de leurs amis. Ces données ont ensuite été transmises à Cambridge Analytica.
Cambridge Analytica, spécialiste de l'analyse de données, les a utilisées pour cibler des électeurs lors de l'élection présidentielle américaine de 2016, influençant potentiellement les campagnes politiques.
Mark Zuckerberg a détaillé la chronologie des faits dans un post sur Facebook et exposé les actions entreprises. Il a admis : « Facebook a la responsabilité de protéger vos données, et si nous ne le pouvons pas, nous ne méritons pas de vous servir. »
Des mesures avaient déjà été prises il y a plusieurs années : limitation drastique des données accessibles aux applications, interdiction d'accéder aux données des amis sans leur consentement explicite, et obligation d'approbation pour les données sensibles.
Facebook annonce trois nouvelles actions : un audit complet des applications suspectes, une restriction accrue de l'accès aux données des développeurs, et des outils pour aider les utilisateurs à gérer les autorisations d'applications.
Ce scandale a choqué de nombreux utilisateurs, certains appelant au #DeleteFacebook. Supprimer son compte reste une option, comme nous l'avons évoqué dans nos conseils pour 2018. Cependant, il est possible de limiter le partage de données avec des tiers, et Facebook semble avoir tiré des leçons de cette affaire.
Crédit image : Lord Jim/Flickr
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