Bien que les variétés anciennes soient principalement visibles dans les grandes roseraies publiques, les obtenteurs contemporains proposent une vaste gamme de rosiers adaptés à tous les goûts des amateurs. Certaines pépinières offrent même des collections sélectionnées, regroupant les plus belles roses actuelles et historiques. Cette sélection représentative illustre l'extraordinaire diversité du monde des roses, toujours vibrant et innovant.
Les rosiers galliques descendent tous de l'espèce sauvage Rosa gallica, un arbuste rustique, vigoureux et très épineux, aux fleurs dressées simples, roses ou rouges. Sous l'effet de la culture, cette espèce a évolué vers des fleurs semi-doubles (semi-plena) ou doubles (flore-pleno, ou Rosiers de Provence). Des hybridations ont donné naissance aux Rosiers de Provins, au port arbustif et à floraison estivale unique. Ces rosiers produisent des fleurs moyennes, solitaires, de 5 à 7 cm de diamètre, souvent doubles, dans des teintes allant du rose pâle au rouge violacé panaché.
Tout comme les rosiers galliques en Europe, les rosiers d’Extrême-Orient ont été cultivés très tôt. Il est difficile de déterminer si les spécimens importés par les Européens au XVIIIe siècle ressemblaient aux formes sauvages originelles.
Le Rosier du Bengale fut le premier utilisé pour hybrider les roses occidentales.
Parmi les roses d’Extrême-Orient, les roses à parfum de thé ont le plus contribué à la création des roses modernes via des hybridations avec les roses galliques. Elles ont introduit une grande variété de coloris et une capacité de remontaison inconnue des roses européennes anciennes, menant aux Hybrides remontants puis aux Rosiers Hybrides de Thé.
La rose du Bengale fut la première croisée avec des roses d’Extrême-Orient et européennes, aboutissant en 1810 à la Rose de Boursault, issue du rosier des Alpes. Ce rosier sarmenteux, non remontant, produit des fleurs demi-pleines en petits bouquets.
Souvent appelés rosiers buissons à grandes fleurs, ils portent au bout d'une longue tige des fleurs solitaires, très grandes et parfaitement formées, considérées comme les plus belles. De multiples variétés existent, avec de nouvelles créations annuelles. Les sélections actuelles visent une meilleure résistance foliaire, un retour aux parfums et des teintes approchant le bleu.
Autrefois, les rosiers hybrides de polyantha se distinguaient par leur petite taille et leurs inflorescences de nombreuses petites fleurs, par opposition aux floribundas plus hauts avec des fleurs moyennes turbinées.
Les hybridations récentes ont estompé ces distinctions : certains rosiéristes regroupent polyanthas et floribundas en une seule classe.
Issus du rosier du Bengale nain (Rosier de Miss Lawrence), ces variétés naines ne dépassent rarely 25 cm de hauteur. Ils se couvrent en été de petites fleurs pleines de 4-5 cm, idéales pour pots, bacs, balcons, rocailles ou petites bordures.
De nombreux rosiers botaniques entrent dans cette catégorie. Résistants au froid et peu sensibles aux maladies, ils offrent des fleurs simples au charme campagnard, mais fleurissent peu ou pas en remontaison. Certaines espèces galliques restent disponibles.
• Remontants à grandes fleurs uniques
Ces rosiers proviennent de mutations spontanées de buissons à fleurs uniques, donnant des tiges sarmenteuses. Multipliés par greffage, ils portent "Climbing" (Cl.) ou "grimpant" (Gr.) avant leur nom.
• Remontants à fleurs groupées
Inclut mutants climbing de polyanthas/floribundas et vrais grimpants sarmenteux originels, souvent plus vigoureux.
• Non remontants à fleurs en bouquets
Descendants du rosier de Wichuraiana, ils fleurissent abondamment mi-juin à mi-juillet.
Distinguons rosiers tiges à rameaux dressés et pleureurs, greffés sur églantier nu. Les premiers utilisent des greffons buissonnants (0,80-1,20 m) ; les seconds, des grimpants souples.
Rosiers tiges buissonnants
• À grandes fleurs : greffons de buissons à fleurs uniques.