Novembre annonce l’hivernage : premières gelées, jours courts, tout entre en repos. Pour un printemps éclatant, protégez les plantes sensibles et soutenez les animaux auxiliaires essentiels à l’équilibre naturel du jardin.
Discrets mais indispensables, ces petits alliés maintiennent l’harmonie du jardin. Même s’ils ne semblent pas toujours sympathiques, ils vous rendront mille fois vos attentions.
Adoptez une approche passive : évitez de trop «nettoyer». Tas de bois, pierres, algues des bassins, souches et compost offrent des refuges précieux. Reportez leur entretien au printemps, sauf urgence.
Pour les bassins, habitants voraces d’insectes, flottez un ballon en surface contre le gel. Dégagez la glace pour siphonner légèrement et maintenir une poche d’air oxygénée. Jamais frapper la glace : les ondes de choc tuent les poissons.
Pour les plantes frileuses, modérez : protéger sans étouffer. Couvrez tardivement. Lauriers-roses supportent -7°C ; camélias jusqu’à coloration des boutons. Privilégiez voiles, cloches ou châssis transparents et légers. Évitez tout contact verre/plastique et végétaux : condensation favorise pourritures et froid.
La reinette rousse préfère herbe et feuilles de sous-bois, fréquentant l’eau seulement en période de reproduction. Pour éliminer les algues sans la gêner, attendez mai, éclosion de ses œufs.
Vraie joaillerie de la nature jusqu’en Normandie, elle hiberne sous feuilles mortes au pied des haies persistantes. Évitez d’y gratter la terre.
Chasseur fulgurant (60 km/h), impitoyable pour les insectes volants. Laissez ses larves aquatiques tranquilles dans la vase des bassins jusqu’en mai.
Souvent détruits par méconnaissance, ces amas coriaces protègent les pontes de la mante, vorace de mouches et papillons nuisibles.
Préférés du jardin, les plus petits sont les plus utiles, comme le rouge-gorge. Boules de graines et graisse suspendues les aident face aux hivers rudes, sans concurrence des plus gros (pies, corbeaux, merles). Fournissez également eau tiède en gelées intenses.
Similaires aux larves de hanneton mais inoffensives, celles des cétoines vivent dans humus et compost, qu’elles transforment en terreau. Adultes peu nuisibles.
Plus appréciée en songeant aux mulots qu’elle dévore, cette innocente et belle couleuvre fréquente souches creuses et... canalisations !