Tout comme les autres plantes cultivées, le rosier attire de nombreux insectes parasites. Ces ravageurs trouvent dans les boutons floraux et les jeunes feuilles un festin irrésistible, menaçant la santé et la floraison de vos rosiers. Apprenez à les identifier et à les combattre efficacement pour des roses épanouies.
Les pucerons sont les parasites les plus fréquents sur rosier. Extrêmement prolifiques et voraces, ils forment des colonies denses sur les boutons et tiges, suçant la sève. Cela freine le développement des fleurs et feuilles, provoque des gales, favorise les champignons sur leurs excretions miellates, et transmet des virus. Le grand puceron vert, le plus courant, se propage rapidement du printemps à l'automne, avec des pontes hivernant sur l'écorce.
Dans les roseraies intensives, les prédateurs naturels comme les coccinelles ou la mésange sont insuffisants. Traitez dès l'apparition par pulvérisation d'insecticides homologués, ou préférez des solutions biologiques (savon noir, purin d'ortie).
Souvent confondues avec les pucerons, ces minuscules cigales s'envolent en essaim si on secoue le rosier, surtout en été. L'adulte ne cause pas de dommages directs, mais la femelle incise l'écorce des jeunes rameaux pour y pondre ses œufs en automne. Les larves écloses au printemps sucent la sève sous les feuilles.
Traitement en trois étapes : taille courte et brûlage des rameaux ; insecticide en été contre les adultes ; pulvérisation huileuse hivernale (type albolineum) contre les œufs.
Ces coléoptères mordorés d'1 cm sont rares à voir, car l'adulte n'endommage pas directement. Les boursouflures sur l'écorce révèlent des galeries creusées par les larves près de la greffe. Ponte en juin-juillet, hivernage des œufs, développement printanier. Lutte similaire aux cicadelles : insecticides estivaux et huile hivernale.
Ces hyménoptères (mouches à scie) pondent dans les feuilles. Larves gris-vert roulent ou creusent les feuilles, pousses ou tiges (espèces comme tenthrède rouleuse, cigarière...). Pulvérisez ou poudrez avec insecticides homologués à base de pyréthrinoïdes ou biologiques.
La chenille arpenteuse de ces papillons dévore bourgeons, feuilles et fleurs. Ponte nocturne en automne humide, œufs hivernants, larves actives au printemps jusqu'à 3 cm. Lutte manuelle pour petites roseraies, sinon insecticides. Alternative écologique : colliers engluants au pied pour bloquer les femelles.
Ces papillons tordent et engluent les feuilles d'un tissu laineux, rongent pousses et boutons. Pulvérisations ou poudrages insecticides recommandés.
Ces abeilles solitaires découpent de grands trous dans les feuilles pour leurs nids. Insecticide si nécessaire, mais préférez tolérer pour préserver la pollinisation.
Ces coléoptères dévorent feuilles et fleurs en mai-juin. Larves (vers blancs) rongent racines pendant 3 ans, causant flétrissement. Traitements limités : désinsectisez le sol au labour (insecticides homologués, nématodes biologiques).
Protégées par une carapace cireuse, elles sucent la sève sur tiges (cochenille ronde à bouclier). Huile blanche hivernale + insecticide au printemps, puis brossage/brûlage.
Petites mouches noires mordillant fleurs claires, causant taches et frisure. Traitez avant éclosion des boutons.
Acariens (tétranyque) sucent revers des feuilles, causant grisaillement et chute. Acaricides spécifiques, taille sévère, déstruction feuilles tombées.
Perce-oreilles nocturnes dévorent fleurs. Piégez sous tuiles/ardoises le jour et détruisez.
Larves baveuses sous écume blanche sur tiges. Insecticide simple.